"Bruxelles devient capitale de la république Flandre"

Interviewé ce vendredi matin dans l’émission radio "De Ochtend" (VRT), le président du Vlaams Belang a livré un avant-goût des projets de son parti pour Bruxelles. "Nous voulons une Flandre indépendante dans l’Union européenne, avec Bruxelles pour capitale". C’est ainsi que Gerolf Annemans (photo) a résumé le texte qui sera présenté samedi au congrès du parti flamand d’extrême-droite.

Le Vlaams Belang présentera ce samedi, lors d’un congrès organisé dans la commune bruxelloise de Forest, ses projets d’avenir pour la capitale belge. Interviewé ce vendredi dans l’émission « De Ochtend », sur la première chaîne radio de la VRT, le président du parti d’extrême-droite, Gerolf Annemans, a déjà dévoilé les grandes lignes du plan.

« Malgré son modèle confédéral, la N-VA continue à penser à l’intérieur d’un cadre belge, et reste coincée pour ce qui concerne Bruxelles. Le Vlaams Belang pense en-dehors de ce cadre et plaide en faveur d’une république Flandre à l’intérieur de l’Union européenne, avec Bruxelles pour capitale », précisait Annemans. « La Wallonie devient alors un autre état, avec ses institutions à Namur. Les institutions flamandes se trouveront à Bruxelles ».

« Même si les Bruxellois voulaient devenir indépendants après la disparition de la Belgique, ils devront tôt ou tard s’adresser à la Flandre », affirme le président du Vlaams Belang. « Les Bruxellois mettront de l’eau dans leur vin et s’associeront à la Flandre. Nous voulons déjà leur montrer clairement que leur avenir ne doit pas forcément se situer dans un ensemble fermé ou une fédération avec la Wallonie ».

"Remanier les 19 communes de façon intelligente"

Gerolf Annemans précise qu’à l’intérieur de la république Flandre les Bruxellois devront abandonner leur propre gouvernement. « Bruxelles devient le capitale flamande et donc une partie intégrante de la Flandre. Il y aura cependant un statut spécial pour les Bruxellois, avec des droits culturels pour les francophones. A Bruxelles, on pourra certainement encore parler le français ».

Le Vlaams Belang n’estime pas que les 19 communes de Bruxelles doivent absolument être gommées. « Nous devons les réarranger de façon intelligente. Certaines frontières communales ne sont aujourd’hui plus réalistes. Mais les communes demeurent un excellent niveau de gestion, proche de la population », conclut Annemans.