Les écoliers flamands brillent en maths et sciences

En Flandre, les jeunes de 15 ans sont meilleurs en mathématiques, en sciences et en lecture que la moyenne des adolescents dans les 34 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques. C’est ce qu’indique l’étude PISA sur les acquis et performances des jeunes de 15 ans en 2012. Le ministre Pascal Smet souligne l’importance d’une grande réforme de l’enseignement secondaire en Flandre.
HOUIN / BSIP

Les résultats pour 2012 de l’enquête PISA - le programme international de suivi des acquis des élèves de 15 ans - étaient publiés ce mardi par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). De façon générale, il en ressort que les jeunes Flamands se distinguent encore toujours par leurs bonnes prestations par rapport à la moyenne des écoliers de 15 ans dans 65 pays, dont les 34 pays membres de l'OCDE, mais que de façon générale leur niveau régresse.

Le rapport Pisa pour 2012 salue encore toujours l’excellence de l’enseignement en Flandre. Il est l’un des meilleurs en Europe. Pour les mathématiques, par exemple, les écoliers flamands sont les meilleurs avec leurs condisciples suisses.

Pour comparaison, les élèves de l’enseignement francophone dans la Fédération Wallonie-Bruxelles se classent à la 20e place en maths, juste en-dessous de la moyenne de l’OCDE. Les élèves de Communauté germanophone arrivent à la 11e place.

Le programme international pour le suivi des acquis des élèves mesure depuis 2000 les performances en lecture, mathématiques et sciences, avec un sujet privilégié à chaque édition. En 2012, c'était à nouveau les mathématiques - comme en 2003 - ce qui permet de mesurer les évolutions de performances des jeunes. Pour la Belgique, l'exercice montre une légère dégradation de la culture mathématique des jeunes en l'espace de dix ans.

"Recul net en Flandre"

Le ministre flamand de l’Enseignement, Pascal Smet (photo), confirmait ce mardi à la VRT que le niveau des prestations des élèves des écoles néerlandophones est en baisse ces derniers temps. « Tant pour les mathématiques que les compétences à la lecture et en sciences, le niveau diminue de façon significative. Et il ne s’agit pas que des élèves de l’enseignement technique, mais aussi ceux de l’enseignement général. Le nombre d’écoliers de très haut niveau est en baisse, tout comme le nombre d’écoliers de niveau moyen », précisait le ministre.

Parmi les écoliers les plus faibles, on constate cependant que le retard alarmant diminue progressivement. Il pourrait s’agir d’un effet bénéfique de la mesure d’égalité des chances dans l’enseignement.

Selon Martin Valcke, spécialiste de l’enseignement à l’Université de Gand, les décrets passés pour améliorer le niveau des élèves les plus faibles portent des fruits. « Nos élèves faibles n’ont pas un bon niveau, mais leur prestation est bonne par rapport à la moyenne internationale. On constate surtout un recul du niveau dans les groupes des élèves moyens et forts ».

Il faut donc aussi stimuler les élèves moyens et forts dans les écoles flamandes. Ce qui nécessite des mesures drastiques, estime Martin Valcke. « Il faut renforcer la formation des enseignants, les professionnaliser encore davantage, et analyser les moyens utilisés dans les écoles qui possèdent de grands groupes d’élèves moyens et forts, pour les appliquer ailleurs ».

Le ministre Pascal Smet souligne que la réforme de l’enseignement secondaire en Flandre est absolument nécessaire. « Il semble que tous les pays qui ont réformé leur enseignement secondaire de façon structurelle enregistrent une progression, tandis que les autres pays voient une régression. Je souhaite offrir un enseignement de meilleure qualité à tous les élèves ».