Un inconnu menace d’enlever la princesse Elisabeth

Un courrier anonyme, teint de racisme et de néonazisme, est parvenu lundi à la rédaction du quotidien La Dernière Heure. L’auteur de la lettre adressée au roi Philippe rend les étrangers responsables de la situation économique difficile en Belgique, et menace d’enlever la princesse Elisabeth, la fille aînée du roi et de la reine Mathilde. Le Palais a confirmé avoir reçu le courrier de la rédaction du quotidien.

Selon les quotidiens La Dernière Heure et La Libre Belgique, la lettre anonyme est adressée au roi Philippe, rédigée en français et en allemand. L'auteur y déverse notamment sa haine envers les étrangers, qu'il rend responsables de la situation économique difficile du pays. Il menace aussi d'enlever la princesse Elisabeth (12 ans).

Selon les quotidiens, l'inconnu fait un amalgame "douteux" en stigmatisant les populations étrangères, qu’il rend responsables d'un coût à charge de la société qu'il estime à 30 milliards d'euros. Outre ces attaques contre les populations étrangères et la religion islamique, un point du courrier a été jugé plus qu'inquiétant par les services de police, qui le prennent très au sérieux. "Je vais enlever la princesse Elisabeth. Ce n'est pas une plaisanterie", écrit en effet l'auteur.

Les responsables de La Dernière Heure ont contacté le Palais et les autorités pour les avertir de la menace. Des policiers se sont déplacés à la rédaction du journal pour saisir la lettre, qui n'était pas oblitérée.

Surveillance accrue pour Elisabeth

Le porte-parole du Palais, Pierre-Emmanuel De Bauw, a confirmé l’existence du courrier anonyme contenant des menaces. Il a signalé que le roi et la reine avaient évidemment été mis au courant, et que "les services de police effectuent maintenant leur travail".

Les enquêteurs ont également déployé un dispositif devant l'école de la princesse Elisabeth, à Bruxelles. L'Organe de Coopération pour l'Analyse de la Menace (OCAM), spécialisé dans la lutte contre le terrorisme, a aussi été mis à contribution dans le cadre de l'enquête.

Dans les jours à venir, la princesse devrait bénéficier d'une garde plus rapprochée qu'à l'accoutumée. Ses parents, le roi Philippe (photo, à g.) et la reine Mathilde, n'ont pas modifié lundi le programme de leur visite au Grand-Duché du Luxembourg.