Les cas d’infections sexuellement transmissibles en hausse

Le nombre de cas enregistrés de chlamydia, gonorrhée et syphilis a encore augmenté en Belgique l’an dernier, indique le rapport annuel de l’Institut scientifique de Santé publique. Il recommande un dépistage précoce. Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont liées à des comportements à risque.
GODONG / BSIP

L'infection à Chlamydia est la plus fréquente, avec une augmentation moyenne de 16% par an depuis le lancement de l'enregistrement en 2002, passant ainsi de 1.064 à 4.633 cas. Entre 2011 et 2012, ce nombre de cas enregistrés a progressé de 23%.

C'est en Flandre et en Wallonie que le nombre d'enregistrements de Chlamydia a connu la plus forte hausse entre 2011 et 2012. A Bruxelles, malgré l'incidence qui reste plus élevée que dans les autres régions, les laboratoires vigies observent une diminution du nombre d'enregistrements de Chlamydia.

Depuis 2002, la gonorrhée présente aussi une tendance constante à la hausse. L'augmentation moyenne durant les 10 dernières années - observée dans les trois Régions de notre pays - s'élève à 13% par an. Le nombre de cas signalés est passé de 289 en 2002 à 911 en 2012.

Quant à la syphilis, elle accuse aussi une hausse continue, avec 155 cas signalés en 2002 et 776 en 2012. Mais la tendance s'affaiblit: entre 2011 et 2012, il y a eu une augmentation de 4%, tandis que l'augmentation moyenne au cours des 10 dernières années est de 24%.

Le préservatif recommandé

L'augmentation est surtout présente à Bruxelles, tandis que le nombre de cas de syphilis se stabilise en Flandre et en Wallonie. Selon l'Institut scientifique de Santé publique, l'incidence de trois infections sexuellement transmissibles (IST) est la plus élevée dans les arrondissements de Bruxelles, Anvers et Charleroi.

Les IST sont liées à des comportements à risque comme le changement fréquent de partenaires, l'échangisme, la fellation ou le fait de ne pas porter de préservatif et de ne pas avertir son partenaire d'une contamination. Elles fragilisent les muqueuses, qui sont alors plus vulnérables et peuvent faciliter une infection au VIH.

Asymptomatique et surtout contracté par des femmes de moins de 35 ans, le chlamydia non traité peut aussi être une cause de stérilité chez les femmes. L’Institut scientifique de Santé publique recommande donc un dépistage précoce.