Les demandes d’asile au plus bas depuis 5 ans

Le nombre de demandeurs d'asile s'est établi à 1.103 personnes en novembre, son niveau le plus bas depuis février 2009, a communiqué le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA). Pour la secrétaire d’Etat à l’Asile et à l’Immigration, Maggie De Block (Open VLD), ce faible nombre peut être attribué à une politique visant à décourager l'introduction de demandes irrecevables.

En novembre, les principaux pays d'origine des demandeurs d'asile étaient la République démocratique du Congo (104 demandes, soit 9,4 % du total), la Syrie (8,6 %), la Guinée (7 %), la Russie (6,6 %) et l'Afghanistan (6 %). L'Irak, le Kosovo, le Sénégal, l'Albanie et l'Iran complètent le top 10 des pays d'origine.

Parmi les 104 demandes d'asile introduites par des ressortissants congolais, 20 personnes sont arrivées en Belgique dans le cadre du programme de réinstallation. Elle appartiennent à des groupes particulièrement vulnérables et ont déjà reçu une décision de reconnaissance du statut de réfugié.

Fin novembre, la charge de travail totale du CGRA atteignait 7.359 dossiers. "On peut considérer que 3900 dossiers constituent une réserve de travail normale. L'arriéré proprement dit s'élève à 3459 dossiers", calcule le Commissariat.

Efficacité des mesures de dissuasion ?

Le faible nombre de demandes d'asiles enregistrées en novembre est attribuable à une politique visant à décourager l'introduction de demandes irrecevables, souligne-t-on au cabinet de Maggie de Block (photo), la secrétaire d'Etat à l'asile et à l'immigration.

"Grâce à une combinaison de mesures, nous atteignons notre objectif. Le nombre de demandes d'asile baisse, mais dans le même temps le taux d'acceptation augmente", indique sa porte-parole.

Parmi les mesures qui ont contribué à cette évolution, Mme De Block mentionne la liste de pays d'origine jugés sûrs, les procédures accélérées, la nouvelle loi sur les demandes multiples et le filtre médical. "Ce filtre signifie que la procédure va beaucoup plus vite pour ceux qui ont besoin de protection", souligne-t-on.

Des campagnes de dissuasion ont ainsi été menées au Cameroun, au Kosovo, en Serbie, en Albanie et au Congo.