Un nombre record de marsouins échoués en 2013

Pas moins de 143 marsouins communs morts ont été rejetés cette année sur les plages du littoral belge. Ces cétacés meurent souvent pris dans des filets de pêche maillants ou emmêlants. L’association flamande Natuurpunt réclame donc l’interdiction immédiate de ce genre de filets pour les pêcheurs amateurs. Pour les pêcheurs professionnels, l’association demande des mesures d’urgence, comme par exemple l’utilisation de petites balises qui émettent sous l’eau des impulsions sonores d’alerte.

Le marsouin commun appartient à la famille des cétacés marins à dents. C’est le plus petit des cétacés que l’on trouve en Europe. Il peut mesurer jusqu’à 1,90 mètre. Le marsouin, plutôt noir sur la face dorsale supérieure et blanc sur la face ventrale inférieure, est une espèce protégée. Il se nourrit de poissons, crustacés et céphalopodes (poulpes, seiches, calamars).

Les marsouins restent les cétacés les plus répandus, mais leur nombre régresse. En cause, surtout, la pollution marine et la mort par noyade à cause de filets de pêche.

"Les marsouins sont des mammifères et ne peuvent rester sous eau sans respirer que 2 ou 3 minutes", explique Nathalie De Snijder de l’association flamande Natuurpunt. "S’ils sont coincés dans des filets maillants ou emmêlants, ils étouffent et se noient".

Ces types de filets sont utilisés tant par les pêcheurs professionnels en mer que par les amateurs le long de la plage. Ils ressemblent à des filets de tennis, qui sont placés en ligne dans l’eau.

"Il y a 12 ans, le gouvernement fédéral a interdit l’utilisation de filets emmêlants, mais cette mesure n’est d’application que jusqu’à la ligne de marée basse. Le problème est que les filets sont placés entre la plage et cette ligne, et dans ce cas c’est au gouvernement flamand et aux bourgmestres des communes balnéaires de prendre des mesures", indique encore Natuurpunt.