Le licenciement d’un employé jusqu’à 40% moins cher

L’harmonisation des statuts des ouvriers et des employés permet à la Belgique de se rapprocher de ses pays voisins en matière de coût de licenciement. Pour les employés, ce coût diminue de 30 à 40%, selon une étude réalisée par le cabinet d’avocats Laga, rapportée par les quotidiens financiers De Tijd et L’Echo.

En 2012, la Belgique occupait la deuxième place du classement des pays les plus chers en matière de licenciement d’employés. Seule l’Italie dépassait encore notre pays.

Mais l’harmonisation des statuts des ouvriers et des employés, entrée en vigueur ce 1er janvier, fait glisser la Belgique à la 7e place des pays où le licenciement d’employés coûte le plus cher. Ce qui améliore sa position de compétitivité.

Le cabinet d'avocats Laga est arrivé à cette conclusion en comparant la situation des pays européens au départ du cas d'un travailleur de 35 ans bénéficiant d'un revenu brut de 60.000 euros par an, une rémunération variable de 5.000 euros, et des avantages en nature de 8.000 euros, licencié après 7 années d'ancienneté.
 

Le coût de licenciement d’employés en Belgique reste néanmoins plus cher que dans les pays voisins (France, Allemagne et Pays-Bas). Selon l'Echo et De Tijd, le gain en compétitivité est uniquement dû à la diminution des préavis des employés (de 35% pour le cas évoqué à titre d'exemple).

Pour les ouvriers (photo), la situation est différente. Ils ont en effet droit maintenant à des préavis plus longs. Ce qui est une bonne nouvelle pour les travailleurs concernés, mais coûte plus cher à leurs employeurs.