La dette de l’Etat belge maintenue sous les 100% du PIB

Le ministre des Finances, Koen Geens (CD&V) , est parvenu à maintenir la dette de l'Etat belge sous la barre des 100% du produit intérieur brut (PIB). Au 31 décembre, la dette belge affichait précisément 99,7%, selon les calculs du Trésor, peut-on lire mercredi dans l'Echo et De Tijd. Le ministre était aussi l'invité de l'émission "De ochtend" sur Radio 1 (VRT).

Avec ce chiffre, le gouvernement Di Rupo respecte l'engagement pris auprès de l'Union européenne de maintenir sa dette sous la barre symbolique des 100%.

"Cette barre est bien sûr symbolique car cela ne fait pas beaucoup de différence si l'on se trouve juste au-dessus ou juste en dessous des 100%, mais notre objtectif reste bien sûr d’arriver, dans les 20 ans à 60% du PIB" a déclaré Koen Geens lors de l’émission "De ochtend". "Nous devons donc réduire notre dette de 2% par an et si on veut y arriver il vaut mieux se tenir en dessous de la barre symbolique, c’est plus encourageant pour la suite".

Le ministre des Finances est parvenu à atteindre son objectif grâce à quelques astuces. L'Etat a notamment conclu dans la plus grande discrétion, une opération financière qui lui a permis d'empocher 636 millions d'euros grâce au Berlaymont, le bateau amiral de la Commission européenne. Le Trésor a cédé à AG Insurance et BNP Paribas Fortis les 18 ans de paiement annuels que lui doit encore l'Europe.

L'obligation faite aux organismes gouvernementaux d'investir leur épargne dans des titres d'Etat a quant à elle rapporté au moins 500 millions d'euros.

Les grosses opérations ont eu lieu plus tôt dans l'année: vente des dernières parts de l'Etat dans BNP Paribas Fortis (3,25 milliards d'euros) et la vente de la bad bank de Fortis (1 milliard d'euros).