Indaver envisage de traiter des déchets d’armes syriennes

L’entreprise flamande de gestion durable des déchets, qui possède notamment des installations à Anvers, étudie la possibilité de retraiter des déchets provenant des armes au gaz toxique neutralisées en Syrie. Indaver songe à introduire prochainement une offre auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). L’information est rapportée par les quotidiens De Morgen et Het Laatste Nieuws.

Le régime du président syrien Bachar el-Assad a remis 1.300 tonnes d'armes chimiques à l'Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Au moins 560 tonnes seront neutralisées dans les installations situées à bord d'un navire américain. Il restera ensuite de très nombreux déchets, qui devront être brûlés sur terre.

La société flamande de traitement de déchets Indaver est candidate au traitement de ces déchets et propose d'utiliser un des fours à tambour rotatif qu’elle possède en région anversoise.

Nous étudions maintenant les modalités", indique le porte-parole de l'entreprise, Jos Artois. "Notre personnel étudie de quels produits toxiques il sera question et de quels emballages. La question la plus importante que nous avons encore est de savoir à partir de quel moment ces produits seront sous notre responsabilité. Est-ce une fois passés notre porte, ou dès l'arrivée au port? Cela fait une énorme différence, tant d'un point de vue logistique que financier."

Selon Jos Artois, Indaver ne pourra introduire une offre auprès de l’OIAC qu’après une concertation avec les autorités régionales et fédérales. L’entreprise possède en tous cas l’expérience et l’expertise pour retraiter des déchets dangereux dans ses fours à tambour rotatif. Elle retraite ainsi depuis des années des bombes démantelées.

Si Indaver introduit effectivement une offre auprès de l’OIAC, l’entreprise sera alors néanmoins confrontée à une solide concurrence étrangère.