"La politique menée par le PS est la plus asociale que vous puissiez mener"

Lors de son discours prononcé à l’occasion de la réception du Nouvel à Flanders Expo à Gand, le président de la N-VA a répété que lors du scrutin du 25 mai, les électeurs auront le choix entre le modèle du PS et celui de la N-VA, il a estimé que des changements structurels étaient nécessaires.

Bart De Wever a débuté son discours en soulignant que 2014 sera une année historique. "Cette année nous pourrons choisir entre deux voies. Continuer à "patauger" avec le modèle PS ou oser le changement avec le modèle N-VA" a déclaré le président des Nationalistes flamands.  "La N-VA souhaite engager, après les élections, des réformes structurelles. La seule réponse que nous font les partis traditionnels c’est de semer la peur".

"La N-VA n'est pas asociale, mais bien la politique fédérale à laquelle participe le PS depuis un quart de siècle", a-t-il ajouté, pointant du doigt la dette élevée de l'Etat, les pensions trop faibles, le nombre record de faillites, la hausse du chômage, etc.

"Le pouvoir d'achat de tout un chacun est sous pression. Nous payons de plus en plus d'impôts, mais n'obtenons pas des services publics efficaces de la part des autorités. Nous payons énormément de charges sociales, mais notre sécurité sociale n'est pas sociale et ne le sera certainement pas plus. La politique que le PS mène est la plus asociale que vous puissiez mener", a insisté Bart De Wever.

D'après lui, la N-VA souhaite mener une "politique sociale" mais pas "une politique socialiste".

La N-VA a pour objectif d'instaurer des réformes et une nouvelles structure étatique pour protéger ces réformes. "Parce que nous pouvons prendre des décisions difficiles afin de recréer de l'espace pour la croissance économique. Mais que se passera-t-il si après cinq ans, le PS réapparaît et revoit toutes les mesures? On reviendra alors à la case départ. Et tout recommencera comme avant. Sans confédéralisme, les mesures socio-économiques que nous prendrons seront toujours soumises à la condition que le PS ne revienne pas au pouvoir. C'est pour ça que nous devons nous engager vers le confédéralisme."

"Le PS ne va pas nous dire comment gérer nos compétences"

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) rejette l'idée évoquée samedi par Bart De Wever selon laquelle les élections du 25 mai seront le moment de choisir entre deux modèles, celui de la N-VA ou celui du PS.

"Les modèles c'est bon pour le monde de la mode, la politique doit s'occuper de gestion", a déclaré dimanche Kris Peeters dans l'émission télévisée "De Zevende Dag" sur la VRT. Kris Peeters a répété que son parti espérait un score de 20% aux élections.

Kris Peeters ne partage pas l'analyse de Bart de Wever . "Il n'y a pas de PS en Flandre. La sixième réforme de l'Etat nous offre 38 milliards d'euros à gérer, plus que ce dont disposera l'Etat fédédal. L'enjeu est de savoir comment nous allons opérer les choix qui conviennent en Flandre", a-t-il dit.

"Le PS ne va pas venir nous dire, et heureusement, comment nous allons devoir gérer les nouvelles compétences en Flandre, ni comment nous allons asseoir la prospérité en Flandre et stimuler notre économie", a précisé le ministre-président flamand.

"En revanche, le CD&V veut que le prochain gouvernement fédéral bénéficie du soutien d'une majorité en Flandre", a répété Kris Peeters, afin "de peser au maximum sur la politique fédérale".

Le ministre-président flamand a par ailleurs rejeté l'opinion du professeur Paul De Grauwe selon qui la réforme de l'Etat n'a rien apporté à la Flandre sur le plan économique.

"Ceci ne l'amènera pas à remporter le prix Nobel d'économie", a ironisé Kris Peeters.