"Des navettes vers des endroits difficilement accessibles"

Le gouvernement flamand veut organiser rapidement des services de navette vers des endroits où il y a de l’emploi, qui ne sont actuellement pas desservis par la société De Lijn. La ministre flamande de la Mobilité, Hilde Crevits (CD&V, photo), veut faire approuver un décret à ce sujet encore avant les élections du 25 mai.

Trois projets de navettes existent déjà à l’heure actuelle en Flandre : l’un vers le port de Gand (Flandre orientale), l’autre vers le port de Zeebrugge (Flandre occidentale), et le troisième vers le quartier anversois situé sur la rive gauche de l’Escaut (Linkeroever). "Ces projets fonctionnent très bien", affirme la ministre de la Mobilité, Hilde Crevits.

Les services de navettes se chargent d’amener des travailleurs vers leur entreprise, à des endroits qui ne sont pas bien desservis par les transports en commun. La ministre Crevits souhaite étendre ces services. Et elle espère que le décret "shuttle" sera approuvé au Parlement flamand encore avant les élections du 25 mai.

La ministre de la Mobilité souligne que le but est d’étoffer ainsi les services offerts par la société régionale flamande de transports en commun De Lijn. "Le but n’est certainement pas de faire circuler des services privés sur les trajets déjà desservis par De Lijn. Ce n’est pas autorisé. Il s’agit vraiment d’une complémentarité".

Ces navettes ne seraient pas seulement proposées aux travailleurs qui doivent se rendre dans des endroits difficiles d’accès, mais aussi par exemple à ceux qui doivent travailler la nuit. "Afin qu’ils puissent arriver à leur travail", explique Crevits.

Des entreprises privées et publiques pourront présenter leur candidature pour organiser ces transports collectifs ciblés. Ils seront financés par les autorités flamandes. Un budget de 3,1 millions d’euros y a déjà été consacré dans le budget de 2014.