"Nous vivons dans un tout autre univers qu’il y a 2 ans"

Selon le Premier ministre Elio Di Rupo (PS), qui a accordé une interview aux quotidiens financiers De Tijd et L’Echo, la Belgique "a retrouvé de la confiance et de la crédibilité, le pays est réformé et va de l’avant". Elio Di Rupo (photo principale) met en garde pour l’avenir après les élections du 25 mai. "Ne gaspillons pas les fruits d’un travail de 2 ans".

Le Premier ministre Elio Di Rupo se rend ce mardi au Forum économique mondial à Davos (Suisse), et entend y défendre auprès des décideurs "la stabilité et la confiance retrouvée en Belgique". Pour ce faire, il s'appuie notamment sur les taux très bas pour le refinancement de la dette belge, qui attestent de la bonne appréciation des marchés face à l'évolution de l'économie belge.

"Je ne dis pas que tout va bien. Il y a trop de faillites et de chômage. Mais par rapport à un pays qui menaçait d'éclater il y a deux ans, c'est un tout autre univers", explique notamment Elio Di Rupo, dans une interview publiée mardi par les quotidiens De Tijd et L'Echo.

A Davos, le Premier ministre plaidera les bienfaits de sa "recette" belge auprès des patrons de grandes entreprises mondiales et insistera sur la confiance retrouvée par la Belgique. "Le pays a retrouvé de la crédibilité, il a mieux traversé la crise que d'autres, il est réformé et va de l'avant. Pour les investisseurs, la Belgique est redevenue un pays stable au cœur de l'Europe", estime Di Rupo.

Le Premier ministre socialiste défend également fièrement son bilan, y compris en matière d'asile, mais ne se risque pas à des considérations électorales. Il adresse toutefois une mise en garde: si une nouvelle période d'instabilité devrait s'ouvrir après le scrutin du 25 mai prochain, la crédibilité du pays pourrait fondre encore plus vite qu'elle n'était revenue.

"Pour la compétitivité des entreprises, pour installer, voire intensifier, les réformes décidées, il faut de la stabilité. Il faut un gouvernement fédéral dans un délai raisonnable. Ne perdons pas le bénéfice de tout le travail qui a été réalisé. Or, ça peut aller très vite", conclut le Premier ministre.