Sept athlètes belges aux JO d’hiver de Sotchi

Le chef de la délégation belge aux Jeux olypiques d'hiver de Sotchi, Eddy De Smedt, vise "quelques top 8", a-t-il annoncé vendredi dans les locaux du Comité olympique et interfédéral belge. Le porte-drapeau belge pour la cérémonie d'ouverture, qui aura lieu le 7 février, n'a pas encore été désigné.

La délégation belge sera composée des deux bobeuses Elfje Willemsen et Hanna Mariën (et la réserviste Annelies Holthof), les patineurs de vitesse Barts Swings et Jelena Peeters, le snowboarder Seppe Smits, le patineur artistique Jorik Hendrickx et la skieuse freestyle Katrien Aerts.

Le snowboarder Sebbe De Buck pourrait encore intégrer la sélection, puisqu'il est premier réserviste en half-pipe. Pour rentrer dans la compétition, il faudrait qu'un athlète d'un pays qui ne pourrait pas le remplacer fasse défaut. Le verdict sera connu au plus tard le 27 janvier.

Le principal espoir belge est indéniablement Bart Swings, qui s'alignera sur 1.500m, 5.000m et 10.000m. Le Louvaniste de 22 ans espère également prendre part au 1.000m. Il est actuellement 5e sur la liste des réservistes. La course sur le kilomètre constituerait une excellente étape dans son programme, trois jours avant le 1.500 mètres qui est programmé le 15 février.

La Belgique vise "quelques top 8"

Huit Belges composaient la délégation lors des Jeux de Vancouver en 2010, soit le plus important contingent depuis les Jeux d'Oslo en 1952, auxquels neuf Belges avaient participé. "Nous espérions davantage d'athlètes pour Sotchi", déplore M. De Smedt (photo). "Il n'y a ainsi pas de patineuse artistique ou de skieur dans la délégation, même si nous avons été frappés par la malchance la semaine passée lorsque notre skieuse Aude Aguilaniu s'est cassé la jambe. Elle est très talentueuse et nous lui souhaitons un prompt rétablissement."

"Mais les athlètes présents dans notre délégation disposent d'un gros potentiel", tempère le chef de la délégation. Bart Swings, Seppe Smits et les bobbeuses viseront résolument un top 8. Je voudrais cependant tempérer la pression liée à l'obtention d'une médaille qui pèse sur Smits et Swings. Seppe n'a pas eu une préparation idéale en raison d'une blessure, tandis que Bart ne patine que depuis trois ans et manque encore un peu d'expérience d'un point de vue technique. Katrien Aert, en ski freestyle, devrait être en mesure d'atteindre la finale. Pour Jelena Peeters, on espère une place dans le top 16, tandis que Jorik Hendrickx devra se concentrer sur une qualification pour le programme libre."

Le choix du porte-drapeau ne sera entériné qu'une fois la délégation arrivée à Sotchi. Il ne s'agira vraisemblablement pas de Bart Swings ou Seppe Smits, étant donné qu'ils seront en compétition le lendemain de la cérémonie d'ouverture. Jorik Hendrickx, Katrien Aerts et les bobbeuses y participeront.

"Un dispositif de sécurité maximum"

Le Comité olympique et interfédéral belge (COIB) est revenu sur la sécurité des athlètes belges aux JO d'hiver de Sotchi. "Nous avons l'assurance que les autorités russes ont mis en place un dispositif de sécurité maximum", a affirmé le CEO du COIB, Philippe Vander Putten.

Les JO d'hiver de Sotchi se dérouleront sous haute surveillance après les attentats de Volgograd. Philippe Vander Putten a expliqué avoir des "contacts fréquents avec Sotchi pour examiner la situation sur place".
"Nous sommes extrêmement attentifs à la sécurité de nos athlètes et nous avons l'assurance que les autorités russes et le comité organisateur sur place font tout pour assurer un dispositif de sécurité maximum. Tous les éléments sont en place pour maximiser notre sécurité, sachant que le terrorisme n'a pas de frontières", a affirmé le dirigeant du COIB qui revient d'une visite à Sotchi.

Quant à la loi russe controversée sur la propagande homosexuelle, l'ancien administrateur délégué de Proximus a rappelé que la première responsabilité du comité belge est d'abord de "s'assurer que les athlètes belges restent au plus haut niveau".

"Mais les valeurs centrales des JO sont l'amitié et la fraternité. Le sport se pratique sans aucune distinction. A ce titre, il est important que certains critères ne jouent pas contre les athlètes. D'autre part, si certains athlètes veulent s'exprimer sur des sujets plus politiques, ils ont le droit de donner leur opinion. Je pense, à titre personnel, que la focalisation des médias sur le respect des droits de l'Homme en Russie favorise l'évolution du débat", a conclu Philippe Vander Putten.