Test-Achat met en garde contre l’acrylamide dans les chips

L’organisation de défense des consommateurs réclame un cadre légal européen pour la présence de cette molécule potentiellement cancérigène dans les aliments. Test-Achat a réalisé des tests sur des échantillons de produits, dont des chips, et constaté que plusieurs contenaient une quantité d’acrylamide supérieure aux valeurs indicatives de la Commission européenne.

La Commission européenne a fixé des valeurs indicatives d'acrylamide dans les produits alimentaires, mais ces valeurs restent actuellement non contraignantes, déplore l'association des consommateurs Test-Achats.

L'acrylamide, potentiellement cancérigène, est un composé chimique qui se forme dans des aliments riches en hydrate de carbone (amidon, sucres) et en protéines lors des processus de cuisson à haute température, comme la friture ou le rôtissage. Ce produit de synthèse toxique est considéré par l’Organisation Mondiale de la Santé comme présentant un risque pour la santé humaine.

L'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) étudie actuellement ce composé et devrait présenter un avis scientifique au début de 2015.

En Belgique, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) avait déjà analysé 175 échantillons en 2012 et 166 en 2013, et "ils étaient conformes respectivement à 95,4% et 96,4%", selon le porte-parole Jean-Paul Denuit.

Test-Achats veut cependant attirer l'attention principalement sur les chips. L'association a analysé 46 échantillons de chips, 10 de pains grillés suédois et 9 échantillons de frites maison, pour en comparer la teneur en acrylamide par rapport à la valeur indicative de la Commission européenne. Si pour les pains et les frites aucun échantillon ne dépassait cette quantité indicative, en revanche 20% des échantillons de chips révélaient une teneur supérieure. Et celle-ci varie selon les marques, précise Test-Achats.

"Vu le danger potentiel pour la santé du consommateur, l'organisation demande aux autorités européennes de s'emparer du problème" et d'élaborer un cadre légal, conclut Test-Achats.