"Via le confédéralisme nous bâtirons la Flandre dont nous rêvons"

Les militants de la N-VA réunis lors d'un grand congrès de trois jours à Anvers ont accepté le principe du confédéralisme. Mais l’indépendance de la Flandre reste toutefois l’objectif premier dans les statuts du parti nationaliste.

"Le confédéralisme que la N-VA proposera aux électeurs le 25 mai ne mènera pas encore à l’indépendance de la Flandre mais une Flandre indépendante demeure bel et bien l'objectif premier contenu dans les statuts du parti", tel est le message qu'a adressé dimanche le chef de groupe des nationalistes flamands au parlement flamand, Mathias Diependaele, lors du grand congrès de trois jours de la N-VA à Anvers.

"Nous n'avons pas retenu le lien que certains orateurs voulaient faire entre le confédéralisme et l'indépendance. Mais, soyons clairs, rien n'est changé aux statuts, qui sont toujours d'application", a souligné Mathias Diependaele (petite photo).

"L’heure de la N-VA a sonné"

"L'heure de la N-VA a sonné", s'est exclamé de son côté le président du parti nationaliste flamand, Bart De Wever, en conclusion de ce congrès. L'homme fort des nationalistes flamands a comparé son mouvement à celui de Martin Luther qui a révolutionné les idées son temps au 16ème siècle.

Le bourgmestre d’Anvers a exalté le changement que promet son parti en matière d'emploi, de sécurité sociale, d'enseignement, d'esprit d'entreprise, etc. A l'heure d'adopter le programme nationaliste en vue des élections du 25 mai, il s'est montré sûr du succès de ses propositions.

Allocations de chômage limitées dans le temps

Pour le reste, les nationalistes flamands se sont entendus sur la question des allocations de chômage: ils veulent en limiter la durée de l'octroi à deux ans - si le travailleur a travaillé durant une période suffisante - tout en en augmentant le montant. Cette période est complétée par un an d'activation des allocations.

Bruxelles a constitué un point d'accrochage. Certains congressistes ont proposé samedi, sous les applaudissements de la salle, d'en faire une ville exclusivement flamande. La raison, à laquelle a appelé quelques fois le président du congrès, le député fédéral Ben Weyts (petite photo), au cours des échanges, l'a toutefois emporté. "Nous ne nous livrons pas à de l'impérialisme, à des revendications territoriales. Mais que cela soit bien clair: nous n'abandonnons pas Bruxelles et les Bruxellois. La Flandre ne se sépare pas de son territoire", a expliqué Mathias Diependaele.

Les discussions ont également été nourries à propos de la Communauté germanophone mais celle-ci se voit bel et bien, dans le programme de la N-VA, conférer le droit à l'auto-détermination sans préalable.