Les dessous-de-table toujours monnaie courante dans l'immobilier

De nombreux agents immobiliers acceptent encore souvent des dessous-de-table en espèces. C’est ce qu’a révélé un reportage du magazine d’investigation de la VRT, "Volt". Or d’après la loi en vigueur en Belgique depuis le 1er janvier, les paiements en espèces ne sont plus autorisés pour des transactions immobilières.

A partir du 1er janvier 2014, et ce pour lutter contre le blanchiment d’argent, les paiements supérieurs à 3.000 euros ne peuvent plus se faire en espèces. En ce qui concerne le secteur immobilier les paiements en espèce sont totalement interdits.

Le magazine "Volt" a piégé une série d’agents immobilier et est arrivé à la conclusion qu’il était toujours possible d’effectuer des paiements en espèces. Huit agents immobiliers sur dix interrogés ont accepté qu’une partie de la somme de la vente d’un bien soit payée avec de l’argent liquide.

En principe, ils sont obligés de refuser ces paiements et même de transmettre les informations à la Cellule de Traitement des Informations financières (CTIF) lorsqu'ils soupçonnent qu'une opération est liée au blanchiment de capitaux.

En acceptant des montants en espèces ils s’exposent à des lourdes amendes et risquent de perdre leur licence. Mais apparemment cela ne les arrête pas.

Le fait de payer une partie de la somme d’un bien en espèces, permet d’éluder une partie des frais d’enregistrement.

Les dangers des dessous-de-table

La Confédération des professions de l’immobilier met les candidats acheteur en garde sur les dangers de cette pratique. "Supposons que lors de la signature d’un compromis de vente, on vous demande de payer une partie de la somme en dessous-de-table et que deux semaines plus tard votre banque vous refuse votre prêt, vous ne reverrez plus jamais votre argent" a déclaré Dajo Hermans de la Confédération des Immobiliers de Belgique.