Nombre record de contrôles lors de la "campagne Bob"

342.547 personnes ont été contrôlées lors des contrôles de fin d'année de la dernière campagne Bob, soit 70.000 de plus que lors de la campagne de l’an dernier. Ce contrôle s'est avéré positif pour environ 3 % des conducteurs, un pourcentage similaire à celui enregistré ces dernières années, indiquent jeudi matin l'Institut belge pour la sécurité routière (IBSR).

La campagne Bob de sensibilisation et de contrôles alcool sur les routes s'est déroulée cette année sur huit semaines au lieu de six habituellement.

L'objectif initial de 250.000 contrôles a été dépassés avec un total de 342.547 personnes contrôlées durant la campagne, contre 270.192 en 2012-2013. 11.033 conducteurs ont été contrôlés positifs, soit 3,2 %.

Ce chiffre est en légère augmentation par rapport à l'an dernier (2,94 %) mais "quand on analyse les résultats de ces dernières années, on constate une stagnation du pourcentage de conducteurs positifs autour d'une moyenne nationale de 3,2 % ", indique l'IBSR.

Les chiffres montrent également que le pourcentage de conducteurs positifs en Flandre est en dessous de la moyenne nationale (2,8 contre 3,2 %) et le nombre de personnes contrôlées dans la Région Bruxelles-Capitale a augmenté de 73 % (de 9367 à 16205 personnes).

"La durée plus longue de la campagne, le fait que, cette année, les contrôles réalisés à l'occasion des fêtes patronales aient été englobés dans les résultats de la campagne et le plus grand nombre de contrôles la nuit pourraient expliquer cette faible hausse", explique l'Institut.

"Si vous prenez le volant ne buvez pas"

"Bien sûr les contrôles ne vont pas s’arrêter après cette campagne", ajoute-t-on à l’IBSR. "La répression de la conduite sous influence reste une priorité du secrétaire d’Etat à la Mobilité Melchior Wathelet (CDH) et des services de police. Toujours sur le plan de la communication la campagne Bob va encore être mise à l’avant plan. L’IBSR souligne que tous les moyens doivent être utilisés pour réduire le nombre d’’automobilistes qui roulent sous influence.

Pour Melchior Wathelet, (photo) le problème de la conduite sous influence reste de la responsabilité de chaque citoyen. "Si vous prenez le volant ne buvez pas. C’est aussi simple que ça", a-t-il déclaré. "Le Belge ne boit pas plus par exemple qu’un Néerlandais ou qu'un Finois, mais dans ces pays il est inconcevable que l’on prenne le volant lorsqu’on a bu. Nous devons poursuivre nos efforts pour atteindre cette norme sociale".