Des veillées de prières contre l’euthanasie des mineurs

Dans plusieurs églises de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles, une journée de jeûne et des veillées de prières ont été organisées jeudi pour protester contre l’extension de la loi sur l’euthanasie aux mineurs d’âge, qui sera votée à la Chambre jeudi prochain.

A l'appel de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles, cette journée de jeûne suivie d'une veillée de prières a été tenue dans plusieurs églises en Belgique, dont quelques-unes à Bruxelles et huit en Brabant flamand. Le diocèse de Liège tiendra une veillée mardi prochain.

Ainsi, environ 1.000 personnes étaient réunies ce jeudi soir à la basilique de Koekelberg, à Bruxelles, pour une veillée de prières contre l'extension de la loi sur l'euthanasie aux mineurs, qui sera votée à la Chambre jeudi prochain. Monseigneur André Léonard, l’archevêque de Malines-Bruxelles, y dirigeait le service œcuménique, aux côtés de l’évêque gantois Luc Van Looy, du métropolite de l’Eglise orthodoxe au Benelux et d’un prêtre anglican.

Monseigneur Léonard (photo) affirme vouloir ainsi provoquer un ultime débat public sur le thème de l’euthanasie des mineurs d’âge. Il remet en cause l'utilité de cet élargissement, étant donné l'absence de réelle demande, mais aussi sa cohérence. "On juge les adolescents juridiquement incapables de poser des actes importants sur les plans économiques et affectifs, et tout à coup ils deviennent capables de décider qu'on les fasse mourir."

Il met également en garde contre les dérives éventuelles de ces considérations éthiques, en s'appuyant sur le projet d'extension de l'euthanasie aux personnes démentes qui ont acté une demande anticipée.

"Quand l'euthanasie se multiplie, cette décision prétendument purement individuelle exerce une pression subtile sur la société. Les personnes âgées potentiellement démentes dans quelques années vont se dire qu'il suffit de signer un papier pour ne pas risquer de devenir une charge pour leur entourage. Je crains que cela brise des solidarités et invite finalement discrètement des personnes à faire ce choix solitaire", concluait André Léonard.