Homans : "Nous voulons l’ultime réforme d’Etat"

Dans une interview accordée ce samedi au site internet de La Libre Belgique, la présidente du CPAS d’Anvers (photo, à g.) et bras droit de Bart De Wever, Liesbeth Homans, déclare aussi que les partis francophones diabolisent la N-VA et font peur aux gens. "C’est presque une incitation à la haine".

L’invitée du samedi de La Libre.be raconte comment elle a connu Bart De Wever - l’actuel bourgmestre d’Anvers et président de la N-VA - pendant ses études d’Histoire à Anvers puis Louvain. Comment ils sont restés d’excellents amis depuis 22 ans, et comment elle a été sensibilisée à la notion de nationalisme par un professeur d’histoire.

"La N-VA veut le confédéralisme, non pas comme objectif, mais comme moyen de répondre aux attentes des Flamands. En cela, je suis plus précise que mon adversaire Kris Peeters", le ministre-président flamand, indique Liesbeth Homans. "Nous ne sommes pas pour une 7e réforme de l’Etat, nous sommes pour la réforme ultime. Cette réforme ultime et définitive, c’est très clairement le confédéralisme".

En parlant de Bruxelles, la présidente du centre public d’aide sociale d’Anvers, déclare : "Mon problème avec Bruxelles, c’est qu’une personne qui parle néerlandais n’y est pas traitée avec respect. Même si les commerçants et indépendants font un effort, je ressens ce sentiment de supériorité des francophones tous les jours à Bruxelles".

Homans défend la politique menée par son CPAS anversois, après avoir déclaré vouloir conditionner l’aide médicale d’urgence aux illégaux. « Dans cette affaire, j’observe à la lettre la législation fédérale. N’étant pas médecin, ce n’est pas à moi à dire si une aide urgente est nécessaire ou pas. Le CPAS doit seulement vérifier que la personne ait réellement besoin d’aide financière. Le fédéral m’oblige à vérifier cela”.

Et de conclure, en parlant de l’ancien président du CPAS de Bruxelles. "Alors qu’Yvan Mayeur critiquait notre CPAS, des sans-abris dormaient dans les rues de Bruxelles en plein hiver. Ça, ça n’existe pas à Anvers ! Qu’il règle ses problèmes avant de juger les nôtres. Notre système est beaucoup plus social que dans la plupart des villes socialistes. Quand nous sommes en désaccord avec les francophones, nous le disons simplement. Eux, ils nous diabolisent et font peur aux gens. On nous présente comme des monstres caractériels qui vont tout prendre aux Wallons. C’est presque une incitation à la haine”.