"Si la N-VA obtient la majorité je fais mes valises"

Dans une interview accordée au quotidien de Standaard, publiée ce samedi, le bourgmestre de Gand Daniël Termont (SP.A) s’en prend violemment à la N-VA. "Si ce parti obtient la majorité, alors je fais mes valises". Daniël Termont critique aussi son président de parti Bruno Tobback. Il estime que le SP.A aurait dû se lancer plus tôt dans la campagne électorale

On savait depuis longtemps que Daniël Termont n’avait aucune sympathie pour la N-VA. Dans l’interview publiée ce samedi dans De Standaard, il est à nouveau très critique vis-à-vis du parti de Bart De Wever.

"Je ne veux pas vivre dans la sinistre société nationaliste flamande de la N-VA. Brrr. J’en ai des frissons. S’ils obtiennent la majorité alors je fais mes valises", déclare-t-il.

"Si la N-VA arrive au pouvoir, alors les plus faibles de notre société deviendront encore plus faibles. La N-VA tire au canon sur une mouche. De Wever va jeter des milliers de gens dans la pauvreté. Et ils osent se qualifier de parti social. Il faut sacrément oser le faire. Nous devons oser désigner le loup qui se trouve dans la bergerie" ajoute Termont.

"Je signe tout de suite pour Di Rupo II"

Daniël Termont décerne une très bonne note au gouvernement fédéral. "Je ne comprends pas pourquoi on se moque si souvent d’Elio Di Rupo. Je mets au défi quiconque de comparer la Belgique sur le plan économique avec les autres pays européens. Nous faisons beaucoup mieux que les Néerlandais, que les Français et d’autres encore. Je signerais tout de suite pour un gouvernement Di Rupo II".
Daniël Termont va pousser la liste du SP.A en Flandre orientale. "Pourquoi n’est-il pas tête de liste pour jouer un rôle sur la plan national", se demande De Standaard. "En vérité, je n’ai pas de recette miracle pour que le SP.A atteigne 20 ou 25% des voix", répond Termont. "De plus j’ai promis aux Gantois de continuer à m’investir à 100% pour leur ville. Ce n’est pas possible de le faire si je siège également au Parlement fédéral".

"Nous aurions dû nous lancer dans la campagne avant le Nouvel an"

Le bourgmestre de Gand n’épargne pas son président Bruno Tobback. Il ne comprend pas pourquoi la campagne électorale tarde à tourner à plein régime. "Je pense que nous aurions dû commencer avant le Nouvel an. Je ne partage pas l’avis de mon président qui pense qu’il faut attendre notre congrès du week-end prochain. Il ne reste plus que trois mois et demi.
Les citoyens ne sont pas préoccupés par le confédéralisme ou le séparatisme. Ils doivent faire un choix crucial ou opter pour l’ultra-libéralisme de la N-VA ou pour le modèle social du SP.A. tel est le véritable enjeu de ce scrutin".