Incidents à Zaventem lors d’un rapatriement forcé

Une procédure de rapatriement forcé a été interrompue samedi à l’aéroport de Zaventem suite à l’intervention de la députée bruxelloise Gisèle Mandaila (FDF). L’incident a eu lieu à bord d’un appareil de Brussels Airlines qui assurait le vol Bruxelles-Kinshasa.

La femme qui devait être expulsée s'est mise à hurler et des passagers sont alors intervenus. Plusieurs personnes ont alors été débarquées par la police.

A la suite des troubles, le commandant a pris la décision de ne pas procéder à l'expulsion.

La député bruxelloise Gisèle Mandaila (FDF) a annoncé samedi après-midi qu'elle allait porter plainte contre un policier pour avoir reçu un coup de poing au visage alors qu'elle avait été débarquée du vol. Au total, cinq personnes ont été priées de quitter l'avion pour être entendues par la police fédérale. Ces interpellations ont donné lieu à des procès-verbaux contre la loi aéronautique.

La députée Gisèle Mandaila (photo), ancienne Secrétaire d'Etat a demandé à avoir ses chaussures pour descendre de la fourgonnette et se rendre jusqu'au poste de police de l'aéroport. Elle affirme qu'un jeune policier lui a alors donné un coup de poing au visage.
"Il faut donner une sanction disciplinaire à ce jeune policier", estime-t-elle. "Il faut qu'il suive une formation pour apprendre la maîtrise de soi", poursuit Mme Mandaila, selon qui l'usage de la violence n'était pas justifié.

Sanctions ou pas ?

La porte-parole de la police fédérale Kaatje Natens a, de son côté, précisé que les cinq personnes entendues n'ont pas été arrêtées administrativement mais que leurs interpellations ont donné lieu à des procès-verbaux contre la loi aéronautique.

La police fédérale affirme également que l’expulsion s’est déroulée de manière correcte et suivant la procédure prévue à cet effet, qu’il n’y a pas eu usage de la violence à l’encontre de la personne qui devait être expulsée ni contre les cinq personnes qui ont protesté.

De son côté la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (CDH) a déclaré que "si les faits étaient avérés et qu’il apparaissait que la personne qui devait être expulsée dans le cadre des politiques migratoires n’avait pas été bien traitée et que si la députée avait été frappée à l’occasion de l'arrestation il y aurait une sanction.

Enfin, le député N-VA Theo Francken a déclaré qu’il allait présenter une proposition de loi afin de rendre punissable toute intervention visant à empêcher un rapatriement forcé. Selon lui, c’est la troisième fois que Gisèle Mandaila empêche un rapatriement.