"La photo d’enfants fugueurs pas trop vite sur Facebook"

La police et la fondation Child Focus demandent aux parents dont un enfant est porté disparu ou a fugué de ne pas mettre de photos de façon impulsive sur les réseaux sociaux. Cela peut avoir un impact négatif, précisent les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.
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La police et la Fondation pour enfants disparus et sexuellement exploités Child Focus souhaitent que les parents les appellent en premier lieu avant d'agir sous le coup de l'émotion à la suite de la disparition d’un enfant. Une action impulsive peut en effet parfois avoir un impact négatif.

"Dès qu'une disparition est annoncée publiquement, ça peut entraîner de sérieux désavantages", explique Alain Remue (photo) de la Cellule des personnes disparues de la police fédérale. "Ces annonces sur internet sont partagées très rapidement, mais resteront aussi disponibles longtemps sur le réseau. Et elles peuvent avoir l'effet contraire à celui espéré, puisque l'enfant pourrait justement ne plus oser revenir à la maison".

« Nous comprenons que des parents veulent tout faire pour retrouver au plus vite leur enfant », ajoutait Alain Remue dans l’émission « De Ochtend » de la VRT. « Mais parfois, dans le cas d’une disparition, il est justement préférable de ne pas la rendre publique. La police possède toute une série de moyens pour retrouver la trace de quelqu’un avant que sa disparition ne soit rendue publique. Parfois nous avons besoin de temps pour vérifier certaines choses », concluait Remue.