Reynders rêve d’être Premier ministre

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders rêve d’occuper le poste de Premier ministre après les prochaines élections. C’est ce qui ressort d’une interview publiée ce mardi dans De Standaard et Het Nieuwsblad. Il espère dès lors que son parti obtienne le meilleur score à Bruxelles et que les libéraux deviennent la plus grande famille politique du pays.

Mais pour cela il faut que les libéraux flamands obtiennent un bon résultat aux prochaines élections. Reynders n’en doute pas. "Le bilan de l’Open VLD est bon. Regardez la Secrétaire d’Etat Maggie De Block, elle a mené une politique d’asile stricte mais correcte et est très populaire".

L'idée d'une coalition de centre-droit, alliant la N-VA et le CD&V d'un côté et le MR et le CDH de l'autre, est difficilement concevable à Bruxelles, laisse entendre le vice-Premier ministre.

"Sans doute pas à Bruxelles. Pour nous, le programme de la N-VA est impossible à digérer: ils ne reconnaissent pas Bruxelles comme une Région à part entière. Mais au fédéral, tout est possible: j'entends même le PS dire que c'est possible avec la N-VA", a déclaré la tête de liste MR pour Bruxelles à la Chambre.

Didier Reynders n'exclut pas de placer des libéraux flamands sur sa liste mais à une place de combat, a-t-il précisé, pas à une place qui garantit d'être élu.

"C'était le choix des partis flamands de scinder BHV. Nous avons payé un gros prix pour cela. On ne va pas maintenant donner un siège aux Flamands, ah non. En français, on dit: on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière".

"Ne pas utiliser Bruxelles pour bloquer la situation"

Didier Reynders a participé à un débat ce mardi matin à la VUB avec le ministre flamand Pascal Smet (SP.A). Ils ont tous les deux plaidé en faveur d’une Région bruxelloise forte ayant sa propre identité.

Lors du prochain scrutin du 25 mai, Didier Reynders se présente à la Chambre à Bruxelles sur la liste MR, alors que Pascal Smet est tête de liste du SP.A à Bruxelles.

Le thème principal du débat de ce mardi était le rôle de Bruxelles. Les deux ministres ont estimé que la Région bruxelloise avait besoin d’hommes politiques ayant une vision d’avenir et qui voulaient s’y investir.

"Bruxelles est l’enfant de parents divorcés" a déclaré Pascal Smet. "Laissons-lui prendre son avenir en mains, en maintenant de bons contacts avec ses parents, la Flandre et la Wallonie".

Le SP.A plaide pour la création d’une zone de police unifiée pour une gestion plus efficace, parce qu'avec 19 politiques communales différentes tout le monde est compétent mais personne n’est responsable. Smet préconise aussi des listes communes plutôt que des listes francophones et flamandes, à Bruxelles.

Didier Reynders plaide aussi pour une autre répartition des compétences. "Il faut surtout un changement de mentalité", ajoute-t-il. Le parlement bruxellois est rempli de conseillers communaux qui ne siègent que pour obtenir des subsides pour leur commune. La fusion des communes n’est pas une priorité pour Reynders mais il est partisan d’une augmentation des compétences pour la Région par exemple sur le plan de la mobilité.

Didier Reynders estime aussi qu’il faudrait des listes bilingues aussi sur le pan fédéral. Selon Reynders, il a longtemps été impossible pour les hommes politiques flamands d'accepter que Bruxelles soit une Région à part entière, mais à présent les choses ont changé.

Seule la N-VA veut utiliser Bruxelles pour tout paralyser" ont déclaré les deux ministres.