La Belgique plaide pour des sanctions contre le régime de Viktor Ianoukovitch

La Belgique plaide, au sein de l'Union européenne, pour des sanctions contre le régime du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, a laissé entendre mercredi le ministre belge des Affaires Etrangères Didier Reynders (MR) au cours de l'émission "De ochtend", de Radio 1 (VRT). "Nous condamnons le recours inacceptable à la violence par le pouvoir en place", a commenté le ministres des Affaires Etrangères.

"Nous devons vraiment exercer une pression sur le régime", a notamment dit Didier Reynders, après les événements sanglants des dernières heures à Kiev. Pour lui, un dialogue entre l'opposition et la majorité est nécessaire, mais celui-ci est jusqu'à présent demeuré sans effet.

"Il est donc temps de passer à une autre étape, celle des sanctions", a estimé le ministre. Cela requiert toutefois l'unanimité au sein des pays de l'Union, mais celle-ci n'existe actuellement pas.

"Je sais que mon collègue allemand a la même conviction que moi et j'observe la même réaction auprès de mon collègue suédois. Nous devons tenter d'avoir de plus en plus de monde à bord", a ajouté Didier Reynders.

Ce sont surtout les pays voisins de l'Ukraine qui tirent sur le frein à main. Le ministre des Affaires Etrangères a dit avoir de la compréhension pour leur point de vue, mais il a souligné que sur le terrain rien ne semblait changer.

Les sanctions contre le régime pourraient remédier à cela. "Des sanctions pour ouvrir un dialogue, pas des sanctions pour des sanctions", a insisté le ministre.

"L'Union européenne devrait également exercer des pressions sur la Russie, mais c'est toujours très difficile", a enfin dit le ministre des Affaires Etrangères.