Anvers s’attaque aux dealers et aux "illégaux"

La Ville d’Anvers intervient de plus en plus sévèrement contre les personnes en situation irrégulière et les trafiquants de drogue. La police mène depuis un an des actions spéciales en fermant entièrement certaines rues pour procéder à des contrôles d’identité. Un accord a par ailleurs été conclu avec le Maroc pour permettre aux autorités anversoises de renvoyer les trafiquants de drogue marocains dans leur pays d’origine.

Lors de ces actions de barrage, la police ferme l’entièreté de certaines rues afin de contrôler l’identité des personnes qui s’y trouvent. L’année dernière, ces opérations avaient principalement été menées dans le nord d’Anvers. Environ 1.000 personnes en situation irrégulière avaient été interpellées, selon les chiffres de la ville.

Depuis 2013, Anvers a conclu un accord avec le Maroc permettant aux autorités de rapatrier les trafiquants de drogue interpellés par la ville vers leur pays d’origine. Depuis mai dernier, environ 25 dealers ont ainsi été renvoyés au Maroc.

"De nombreux pays refusent de récupérer leurs ressortissants. C’est notamment le cas de l’Algérie ", souligne le bourgmestre anversois Bart De Wever (N-VA). "On peut attraper des malfaiteurs, mais on ne peut éternellement les garder dans nos prisons. C’est pourquoi nous menons de subtiles négociations avec ces pays. Nous tentons de créer une situation win-win, ce qui a fonctionné avec le Maroc", ajoute-t-il.

La police collabore également avec la société flamande des transports en commun De Lijn. Cette dernière fait appel à la police lorsqu’un navetteur refuse de s’identifier.