"Nous avons déstabilisé les réseaux de recrutement de jihadistes pour la Syrie"

Le parquet fédéral a communiqué lundi le bilan des opérations de la semaine passée dans trois enquêtes confiées à la section anti-terrorisme de la direction de recherche de la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles et dirigées par deux juges d'instruction bruxellois spécialisés en la matière.

"Une première analyse confirme que cette opération a déstabilisé les réseaux qui recrutent des jeunes en vue de partir combattre en Syrie, notamment parce que nous avons appréhendé certaines personnes qui jouaient un rôle majeur dans ce recrutement," a déclaré le parquet.

Au total, 55 perquisitions ont été effectuées et 74 personnes ont été auditionnées, dont 25 ont été mises à disposition des juges d'instruction. Parmi ces dernières, 13 ont été placées sous mandat d'arrêt, et 10 libérées sous conditions. Deux mineurs d'âge ont par ailleurs été placés dans une institution fermée.

Cette opération a mobilisé 632 policiers fédéraux, dont 513 de la PJF de Bruxelles. Des renforts et collaborations ont été mis en œuvre par les PJF de 13 villes, 11 zones de police locales et les unités spéciales C.G.S.U..

Les perquisitions ont été exécutées principalement dans la région bruxelloise. Parmi les objets saisis à analyser se trouvent une somme accumulée dépassant 16.000 euros, un gilet pare-balles, un talkie-walkie et des sacs de voyage équipés de matériel de montagne, plus de 40 GSM, des cartes SIM dont 20 ont été saisies à une seule adresse, du matériel informatique, de la documentation et du matériel de propagande.

Après les interventions du 9 décembre dernier et du 16 avril dans le dossier anversois Sharia4Belgium, c'est la troisième opération judiciaire d'envergure ciblant le réseau de recrutement qui embrigade de jeunes belges pour mener le Jihad armé en Syrie.