113 emplois perdus chez Henrad à Herentals

La direction d'Henrad a annoncé mercredi son intention d'arrêter sa production de radiateurs et ses activités logistiques à Herentals (province d'Anvers), une décision qui pourrait entraîner la suppression de 113 emplois sur un total de 171. Nous ne sommes qu’au mois de mars et pourtant 3.000 emplois ont déjà été perdus, cette année, suite à des restructurations.

L’usine Henrad qui fait partie du groupe britannique Ideal Stelrad Group fabrique des radiateurs à Herentals et aux Pays-Bas pour plusieurs marques en Europe de l’Ouest. Or, selon la direction, le marché des radiateurs en Europe de l'Ouest est confronté depuis 2006 à un recul structurel constant.

Les principales raisons de ce recul sont le remplacement du chauffage central classique par de nouvelles technologies, comme le chauffage par le sol, le renforcement des normes d'isolation et la baisse des projets de construction et de rénovation, suite à la crise économique.


Même si la part de marché d'Henrad a augmenté au cours de cette période, cela n'a pas compensé le recul constant des volumes, ajoute-t-on. Le groupe a dès lors décidé d'arrêter la production en Belgique et de la poursuivre uniquement aux Pays-Bas.


"Le problème est que nos usines affichent une surcapacité importante", souligne Bart Maris, Managing Director de l'entreprise.
Le personnel a reçu des explications lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire. Les syndicats sont amers. 

Dans un communiqué conjoint, le syndicat socialiste ABVV et chrétien ACV se demandent pourquoi en l’espace d’une semaine, une deuxième entreprise rentable située en Campine doit fermer. Les syndicats font référence à l’susine Heinz de Turnhout qui fermera ses portes définitivement à la fin de l’année.

"Réaliser des bénéfices de plus de 10%, accepter une grande flexibilité et l’engagement total des travailleurs ne donne pas droit à des perspectives d’avenir dans ce monde où seul le profit compte", déclare encore le syndicat chrétien ACV.

Déjà 3.000 emplois perdus suite aux restructurations

Nous ne sommes qu’au mois de mars et pourtant 3.000 emplois ont déjà été perdus, cette année, suite à des restructurations. C’est ce que révèle le bureau d’étude Graydon.

A côté de ces pertes d' emplois, il y a aussi les licenciements causés par les faillites, au total 4.500 emplois ont ainsi été perdus.