La police opposée à l’intégration des gardiens de la paix

Les syndicats de policiers sont opposés au projet du gouvernement fédéral d’autoriser les gardiens de la paix à devenir policiers. L’information est publiée ce mercredi dans les quotidiens De Morgen et Het Laatste Nieuws. Les gardiens de la paix ayant trois ans d’expérience pourraient intégrer la police sans devoir suivre la formation complète, en principe nécessaire pour devenir agent.
BELGA/DOPPAGNE

Les gardiens de la paix qui voudraient intégrer la police seraient dispenser d’une série d’épreuves et d’examens. Ainsi l’entretien d’embauche ne serait plus nécessaire, les candidats seraient nommés par le chef de corps et le bourgmestre.

Les gardiens de la paix, reconnaissables à leur uniforme mauve, exercent actuellement toutes les fonctions publiques de sécurité non policières, comme aider les écoliers à traverser, constater les infractions aux règlements communaux ou signaler les problèmes de voirie.

Le gouvernement fédéral voudrait que ceux qui auraient suivi une formation réduite puissent à l'avenir effectuer des contrôles d'alcool et de vitesse, par exemple, avec la compétence de rédiger des PV. Ces gardiens de la paix seraient ainsi transformés en agents de police du bas de l'échelle.

Une condition préalable serait que les gardiens de la paix aient trois ans d'expérience, selon le cabinet de l'Intérieur. Un argument qui ne satisfait pas plus les syndicats. "Est-ce que la ministre aimerait avoir à son chevet une infirmière qui n'a pas suivi la formation complète?", compare Vincent Houssin, du Syndicat libre de la Fonction publique (VSOA).