Le télétravail en hausse dans les services fédéraux

En janvier dernier, quelque 6.132 employés du gouvernement fédéral ont profité de la possibilité de travailler depuis leur domicile. Le télétravail a réellement la cote au sein des services fédéraux, puisque cela représente une augmentation de 62% par rapport à 2012. Cinq ans plus tôt, en 2007, il n’y avait encore que 490 fonctionnaires fédéraux qui travaillaient de façon décentralisée.

Le télétravail est plus populaire auprès des femmes que des hommes. Au sein des services fédéraux, quelque 3.787 femmes et 2.345 hommes sont en effet actuellement des télétravailleurs. Parmi ceux-ci, 3.377 travaillent depuis la Flandre, 2.076 depuis la Wallonie et 664 sont basés à Bruxelles.

La tendance à la hausse est une conséquence d’une politique d’encouragement au télétravail menée ces dernières années par les autorités fédérales, indique le Secrétaire d’Etat à la Fonction publique Hendrik Bogaert (CD&V). Les services fédéraux ont ainsi ouvert en décembre 2013 pas moins de 22 bureaux satellites dans tout le pays.

« Le télétravail fait partie d’une administration moderne. Ce qui compte, ce sont les résultats enregistrés par les fonctionnaires et pas l’endroit d’où ils travaillent. Le télétravail offre une série d’avantages : la facture de location des autorités fédérales diminue, c’est avantageux pour l’environnement aussi. Pour de nombreux collaborateurs des services fédéraux, cela évite en outre de longues navettes entre le domicile et le lieu de travail. Mais avant tout, cela permet à nombre de fonctionnaires fédéraux de trouver un meilleur équilibre entre leur travail et leur vie privée », précise Hendrik Bogaert (photo).