"Les CPAS ne sont pas les mister cash de la société"

Alors que les élections approchent à grand pas, les centres publics d’action sociale (CPAS) de Flandre, Wallonie et Bruxelles appellent conjointement les futurs gouvernements à augmenter le revenu d’intégration afin que celui-ci atteigne le seuil de pauvreté européen.

Les CPAS se plaignent du nombre de plus en plus élevé de personnes demandant un soutien, leur revenu ne leur permettant plus de subvenir à leurs besoins. Ils sonnent également l’alarme quant au taux élevé de pauvreté dans notre pays.

En Belgique, environ 15% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté européen. Quelque 336.000 personnes ne parviennent pas à rembourser leur crédit. Le nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration s’élève aujourd’hui à 95.000.

Les CPAS appellent dans ce cadre les futurs dirigeants du fédéral et des entités fédérées à travailler sur un plan en vue d’augmenter les allocations d’ici la fin de la prochaine législature, en 2019. Ils estiment que les autorités doivent reconnaitre les CPAS en tant que partenaire dans la lutte contre la pauvreté.

"Les CPAS ne sont pas les mister cash de la société", souligne le président du CPAS bruxellois Michel Colson. "Ils offrent de l’aide aux gens afin qu’ils puissent à nouveau adhérer à la société. Les autres autorités doivent reconnaitre les atouts des CPAS et les soutenir dans ce cadre".

Concrètement, les centres publics d’action sociale demandent un soutien financier. Actuellement, 50% des allocations sont à charge du gouvernement fédéral, un pourcentage qui doit passer à 90%, selon les CPAS. Ces derniers veulent aussi que le revenu d’intégration belge soit augmenter afin d'atteindre le seuil de pauvreté européen.