Anvers mesure le taux de particules fines avec des fraises

Sur un millier d’appuis de fenêtre dans la métropole, on pourra apercevoir des deux prochains mois de petites plantes de fraises, grâce aux feuilles desquelles l’université d’Anvers veut faire un relevé du taux de particules fines et donc de la qualité de l’air dans la ville et ses districts. Le projet intéresse d’autres villes belges et étrangères, mais il faudra attendre les résultats de l’étude, prévus pour la seconde moitié de juin.

La Société environnementale flamande possède actuellement à Anvers quatre stations de mesures, qui enregistrent heure par heure les taux de particules fines dans l’air. Avec le projet novateur, baptisé « Airbezen », la métropole disposera entre mi-mars et mi-mai d’un millier de minuscules stations de mesures. « Ces petits fraisiers donneront une image bien plus nuancée de la situation », explique le porte-parole de l’université d’Anvers, Peter De Meyer.

Les quelque mille volontaires, qui ont accepté de participer à cette expérience inédite, peuvent chercher leurs plantes de fraises ce week-end dans les points de distribution.

Parmi eux, il y a notamment l’échevine anversoise Nabila Ait Daoud, qui soignera sa plante à l’hôtel de ville. Plusieurs écoles anversoises prennent également part au projet scientifique. Les bénévoles reçoivent non seulement une plante, mais aussi des instructions précises et un sachet en papier pour les échantillons.

Pendant le week-end des 10 et 11 mai, ils devront mettre dans ce sachet cinq feuilles de leur plante, en veillant à ne pas toucher la surface des feuilles. Ils devront ensuite ramener le sachet au point de distribution où ils ont reçu leur fraisier, et remplir une liste de questions en ligne.

Les feuilles ainsi récoltées seront analysées dans un laboratoire de l’université d’Anvers.

"Le but est de répéter cette expérience les prochaines années, peut-être à plus grande échelle. On pourra alors constater l’influence sur la qualité de l’air de mesures qui auront été prises à l’avenir, comme par exemple l’introduction de zones à basse émission à Anvers ou l’adoption du tracé Oosterweel. Ou à plus petite échelle : voir comment la qualité de l’air est influencée par la modification du trajet d’une ligne de bus ou par le fait qu’une rue devienne à sens unique", précise Peter De Meyer.