Belgacom élague les salaires de hauts dirigeants

Le président du conseil d’administration de la société de télécommunications, Stefaan De Clerck (photo principale), a indiqué à divers médias qu’après le salaire de la CEO Dominique Leroy celui d’autres top managers de Belgacom sera revu à la baisse. De Clerck veut également savoir si l’Etat souhaite ou non rester actionnaire de la société anonyme de droit public.

Depuis mi-janvier, Dominique Leroy (photo) a succédé à Didier Bellens à la tête de l’entreprise belge de télécommunications Belgacom. Elle y perçoit un salaire de 650.000 euros bruts, auquel s’ajoutent certaines primes. C’est cependant nettement moins que la rémunération que touchait Bellens, avant des mesures d’économie décidées par le gouvernement fédéral.

Il reste cependant que certains hauts dirigeants de Belgacom perçoivent à l’heure actuelle des salaires jusqu’à deux fois plus élevés que celui de Dominique Leroy. Dans une interview accordée aux quotidiens De Tijd et L’Echo, le président du conseil d’administration de Belgacom, Stefaan De Clerck, annonce néanmoins que les rémunérations des membres de la direction et des membres du conseil d’administration seront maintenant revues à la baisse.

Cette réduction de salaire sera toutefois effectuée sur base volontaire et après une concertation avec les top managers concernés, précisait De Clerck à la VRT. « Tout le monde doit faire des sacrifices, pas seulement le gouvernement qui, en tant qu’actionnaire, doit se contenter d’un dividende moins important ».

Les nouveaux membres de la direction chez Belgacom gagneront donc moins que Dominique Leroy. Les administrateurs devront se contenter d’un salaire réduit de 10%.

Restent deux cas à part. Ainsi, le directeur financier Ray Stewart perçoit 1,4 million d’euros bruts par an - soit le double de Dominique Leroy. Il quittera l’entreprise l’an prochain, et son successeur gagnera alors entre 20 et 40% en moins que la CEO, précise Stefaan De Clerck.

Il restera alors encore un seul salaire supérieur à celui de Dominique Leroy : celui du membre de la direction Bart Van Der Meersche. Ce dernier possède un contrat à durée illimitée et Belgacom ne veut pas modifier les contrats en cours, explique De Clerck.

Le président du conseil d’administration de Belgacom réclame aussi des précisions des autorités fédérales au sujet de la participation de l’Etat dans la société anonyme de droit public. A l’heure actuelle, l’Etat est actionnaire majoritaire, à 53%, dans l’entreprise cotée en Bourse.

A la suite du différend avec Didier Bellens, les partis libéraux Open VLD et MR avaient cependant posé la question d’une possible réduction de la participation de l’Etat dans Belgacom, voire même d’une revente de cette participation.