Verhofstadt sur écoute lors de sa rencontre avec Navalny

Dans un communiqué de presse, l’ancien Premier ministre libéral et actuel chef de groupe libéral au Parlement européen Guy Verhofstadt (photo principale) affirme que son entretien de mai 2013 avec le chef de l’opposition russe, bloggeur et activiste anti-corruption Alexeï Navalny a été espionné. Verhofstadt rejette les accusations prononcées à son encontre et celle de Navalny.

La chaîne de télévision russe NTV a diffusé mercredi des images d’une réunion à huis-clos qui avait eu lieu en mai 2013 entre le chef du groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt, et le chef de l’opposition russe et activiste anti-corruption Andreï Navalny. Selon Verhofstadt lui-même, la chaîne russe aurait également affirmé qu’il avait répondu positivement à une demande de soutien financier formulée par Navalny (photo).

"La fondation de Navalny possède des renseignements sur la façon dont de l’argent criminel provenant de Russie entre dans des institutions financières européennes", affirme Verhofstadt. Il rappelle la décision des libéraux européens, prise lundi, "de présenter une proposition, en collaboration avec la fondation anti-corruption russe, pour étendre la liste de sanctions de l’Union européenne à tous les loyalistes du Kremlin qui sont vraiment importants".

L’ancien Premier ministre belge demande au Conseil européen "de prendre ses responsabilités".

"Je souhaite rejeter avec force les accusations prononcées à l’égard d’Alexeï Navalny et de moi-même", déclare encore Guy Verhofstadt dans son communiqué. "Notre collaboration repose uniquement sur un échange d’informations pour lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent. Navalny n’a jamais fait de tentative pour obtenir une aide financière directe ou indirecte".

Et Guy Verhofstadt de conclure : "Il est clair que cette émission de télévision russe a été réalisée pour nuire à Navalny et discréditer son plan ambitieux pour libérer la Russie de la corruption. NTV démontre ainsi qu’elle n’est pas une véritable chaîne d’information, mais l’un des nombreux porte-voix du régime de Poutine".