Reynders inquiet des 529 peines de mort en Egypte

Le ministre belge des Affaires Etrangères Didier Reynders (photo) a appelé les autorités égyptiennes à assurer le droit de tous les suspects à un procès équitable, après les condamnations à mort prononcées contre 529 partisans du président islamiste destitué Mohamed Morsi. La décision de la justice égyptienne a soulevé un tollé international.

Le vice-Premier ministre Didier Reynders (MR) a fait part dans un communiqué de sa grande préoccupation après la condamnation à mort de 529 membres des Frères musulmans en Egypte. Le chef de la diplomatie belge a ainsi rejoint la position défendue par la Haute Représentante pour la politique étrangère de l'Union européenne, Catherine Ashton (photo).

"La Belgique s'oppose à la peine de mort, dans tous les cas et dans toutes les circonstances", a rappelé Reynders, soulignant que "la peine capitale est une atteinte grave à la dignité humaine ».

« C'est pourquoi la Belgique, avec l'Union européenne, a pour objectif l'abolition complète de la peine de mort dans le monde. L'établissement d'un moratoire sur les exécutions constitue une première étape vers une telle abolition. Notre pays appelle également à une réduction du nombre effectif d'exécutions dans les pays où la peine de mort est exécutée et insiste sur le fait que - si elle est exécutée - elle le soit dans le respect des normes internationales minimales existantes et avec un maximum de transparence", ajoute le communiqué publié par les Affaires étrangères.

Le ministre Reynders ajoute soutenir Catherine Ashton dans son appel aux autorités égyptiennes afin qu'elles assurent le droit de tous les suspects à un procès équitable tel que défini par l'article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont l'Egypte est un Etat-partie.