"Choisir l’endroit où la police doit flasher"

L’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) lance, ce lundi, la campagne "Je flashe aussi". Via le site internet www.jeflasheaussi.be, les citoyens peuvent, dès aujourd’hui et jusqu’au 10 avril prochain, enregistrer un lieu où ils aimeraient voir la police installer un dispositif de contrôle.

Dans le courant du mois d’avril, les polices fédérale et locale organiseront simultanément et pendant 24 heures un véritable marathon de contrôles contre la vitesse excessive, sur les autoroutes et l’ensemble du réseau secondaire.

Fait inédit dans les opérations de police, les citoyens pourront y jouer un rôle actif. En effet, ceux qui le désirent, pourront demander à la police de flasher aux endroits qu’ils souhaitent.

Pour ce faire, l’IBSR, partenaire de premier plan dans la lutte contre l’insécurité routière, a offert son soutien aux services de police en développant le site www.jeflasheaussi.be.

Sur ce site internet, les citoyens peuvent, dès aujourd’hui et jusqu’au 10 avril prochain, enregistrer un lieu où ils aimeraient voir la police installer un dispositif de contrôle. Cette demande devra être motivée (par ex : présence d’une école, d’une plaine de jeu, etc). Les services de police évalueront alors la demande et décideront s’il est possible et opportun d’effectuer un contrôle de vitesse à l’endroit proposé, que ce soit le jour de l’opération ou dans les semaines qui suivront celle-ci. C’est la toute première fois que les services de police impliquent, à si grande échelle, les citoyens dans une opération de contrôle.

Sur le terrain

En proposant aux citoyens de communiquer à la police ses préoccupations en matière de vitesse excessive, la police souhaite les impliquer dans sa politique de contrôle.

La vitesse excessive et/ou inadaptée est la cause d’un tiers des accidents lésions corporelles et représente une des causes principales des accidents graves et mortels.

En organisant de telles opérations de contrôle mais aussi par des contrôles quotidiens sur les routes, la police entend modifier de manière permanente le comportement des automobilistes. L’objectif : faire diminuer le nombre d’accidents de la route et donc le nombre de victimes.

Dès le 11 avril, les données récoltées par l’IBSR au travers de son site seront transmises aux services de police pour analyse.

Après cette analyse viendra, dans le courant du mois d’avril, l’opération de contrôle. La police fédérale de la route contrôlera la vitesse au moyen des radars mobiles et fixes sur son terrain d’action prioritaire (autoroutes et certaines routes assimilées). Plus de 100 zones de police de la police locale feront de même, mais sur le réseau secondaire.