Génocides: Ban Ki-moon réclame une réelle prévention

De visite à Bruxelles, le Secrétaire général de l’ONU a participé ce mardi à la clôture d’une conférence internationale de 2 jours sur la Prévention des génocides, organisée par le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders. Ban Ki-moon s’est inquiété de la persistance de ce type de crime contre l’humanité et a réclamé une prévention accrue.

La conférence internationale sur le prévention des génocides avait lieu ces lundi et mardi au Palais d’Egmont, à Bruxelles, à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’Holocauste. Ouverte lundi par le ministre belge des Affaires Etrangères, Didier Reynders, elle accueillait des représentants d’une centaine de pays et d’organisations internationales, telles que l’Union européenne, les Nations Unies et l’Union africaine.

Cette conférence de 2 jours marquait également le 20e anniversaire du génocide au Rwanda (photo) et de celui en Bosnie, et cherchait à comprendre l'information systématique et précoce des situations à risque et à réfléchir à des solutions pour désamorcer ces situations, mais aussi stopper l'incitation à la violence avant qu'elle ne dégénère.

"Convertissons maintenant notre engagement en actes concrets, afin de prévenir le génocide et, encore mieux, l'interdire", a souligné Didier Reynders dans son allocution d'ouverture. Il s'était réjoui du "nombre et (du) niveau des délégations représentées" qui "démontrent l'importance de cette thématique et la nécessité de la mettre à l'agenda politique".

La conférence prenait fin ce mardi avec une intervention du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Ce dernier a condamné les pays qui tentent d’échapper à leurs responsabilités en prenant des excuses telles que l’intérêt national, le manque de moyens financiers ou militaires, une situation complexe ou un risque trop élevé pour effectuer une intervention.

Ban Ki-moon a pris comme exemple récents les guerres civiles en Syrie et en République centrafricaine. Il a rappelé avec force que les états membres des Nations Unies doivent respecter le Traité en matière de prévention et de punition des génocides, qui a été adopté il y a 65 ans. Selon le Secrétaire général de l’ONU, le monde a une responsabilité collective pour éviter ou mettre fin à des génocides.

A2004