La culture belge de la bière patrimoine de l’humanité ?

La Belgique vient d’introduire son dossier de candidature auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), dans l’espoir de voir sa culture de la bière reconnue comme patrimoine immatériel de l’humanité. Notre pays se distingue d’emblée par l’immense éventail de ses bières.

Soutenu par les Communautés flamande, française et germanophone du pays, le dossier a été soumis lundi auprès du Secrétariat de la Convention pour la Sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel, à Paris.

Cette candidature a été préparée en collaboration avec d'une part la Fédération des Brasseurs belges, le Haut Conseil pour Bières Lambic Artisanales ou l'Association Internationale Trappiste, et d'autre part avec des groupements de zythologues (spécialistes en matière de bières), comme Zythos en Flandre, Malt & Mout à Bruxelles, le Slow Beer Club en Wallonie et les proBIERer en Communauté germanophone.

Des enseignants, des formateurs, des confréries et des centres d'expertise spécialisés ont également été consultés pendant la phase d'élaboration du dossier de candidature, qui avait débuté il y a quelques années déjà.

La Belgique compte plus de 1.000 bières et dispose du plus large choix de bières authentiques, locales et typiques au monde. "Cette incroyable diversité de couleurs, de saveurs et de modes de fabrication fait partie des fiertés de notre patrimoine culturel et gastronomique", souligne la ministre de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Fadila Laanan.

AP2004

Si elle était reconnue par l'Unesco, la culture de la bière belge rejoindrait alors notamment le Carnaval de Binche et le Carnaval d’Alost, la Ducasse de Mons, les Géants de l’Ommegang de Termonde, le Meyboom de Bruxelles, la Fête des craquelins de Grammont ou encore la pêche aux crevettes à cheval d’Oostduinkerke sur la liste du "patrimoine immatériel de l'humanité".