Le canal reliant Gand à Paris au plus tôt en 2022

Les travaux pour la réalisation du canal Seine-Nord, une nouvelle voie fluviale entre l’Escaut à Cambrai et l’Oise à Compiègne qui permettra le transport de marchandises de l’Escaut occidental jusqu’à Paris, ne seront réalisés qu’en 2022. Soit 6 ans plus tard que prévu.

La ministre flamande de la Mobilité, Hilde Crevits (CD&V), a signé lundi soir un accord avec Daan Schalck, CEO du port de Gand et avec son président Mathias De Clercq (Open VLD), selon lequel l’entreprise portuaire s’engage à financer à concurrence de 15% la réalisation de la nouvelle grande écluse maritime à Terneuzen (Pays-Bas).

L’enquête publique vient d’être achevée, et le projet est en phase d’élaboration pour 2015. On s’attend à ce que les premiers navires puissent franchir la nouvelle écluse en 2021.

L’autre projet important pour les ports fluviaux et maritimes flamands est le canal Seine-Nord Europe. Cette nouvelle voie maritime à grand gabarit entre l’Escaut à Cambrai et l’Oise à Compiègne reliera les ports de Rotterdam, Anvers, Gand, Zeebrugge, Le Havre, Rouen et Dunkerque.

Ce canal devrait être réalisé vers 2022 . Le projet initial a été  "revu" en décembre dernier, ce qui a provoqué un retard de six ans sur le timing initial. Les travaux sont planifiés de 20126 à 2022.

En 2012, la France avait mis un frein aux travaux gigantesques prévus pour la réalisation de ce canal, pour des raisons budgétaires.

En décembre dernier, à la suite d'un rapport destiné à réviser le projet, l’idée du canal Seine-Nord a été relancée, mais avec une baisse substantielle des coûts pour les pouvoirs publics : entre 4,4 et 4,7 milliards d’euros, dont 40 % seront financés par l’Europe.

Il y a deux ans, le coût total avait été finalement estimé à 7 milliards d’euros environ, si bien que le projet avait nettement perdu de son intérêt.