Les nouveaux Flamands ne sont autres que des Flamands

Jeune ou vieux. Avec ou sans enfant. Travailleur ou indépendant. Nouveau ou "ancien" Flamand. Ces facteurs ont une influence sur la manière dont les citoyens du nord du pays perçoivent le monde qui les entoure. La grande enquête "Photographie de Flandre", menée par la VRT auprès de 3.345 personnes, s’est penchée de plus près sur ces "sous-groupes".

L’un des principaux sous-groupes mis en lumière par l’enquête de la VRT est celui des nouveaux Flamands. Ceux-ci sont considérés comme tels lorsqu’au moins un de leurs parents ou grands-parents ont la nationalité d’un pays non-européen.

D’après les résultats de l’étude, les nouveaux Flamands ne diffèrent que peu des autres Flamands. Leurs principales priorités politiques sont les mêmes que celles du Flamand moyen : retraite, justice, et soins de santé.

Le nouveau Flamand n’est donc qu’un simple Flamand. Il ou elle semble toutefois moins pessimiste face à certains thèmes. Ainsi, les sondés de ce sous-groupe sont plus nombreux à trouver que les autorités font du bon travail (30% contre 23%).

Ils sont en outre moins nombreux à craindre que le système de sécurité sociale ne soit plus viable à long terme (58% contre 74%), et ils ressentent moins d’inquiétude quant aux abus commis dans le secteur des soins de santé ou face à la radicalisation de l’islam en Belgique.

Sans grande surprise, les nouveaux Flamands sont également plus positifs face à la migration. Ils accueillent favorablement l’enrichissement multiculturel (51% contre 37%). Ils sont toutefois plus nombreux à trouver que le mot Flamand a une consonance négative (32% contre 20%). Enfin, ils ont plus souvent le sentiment de pouvoir obtenir davantage d’opportunités dans un autre pays (35% contre 21%).

Notons encore que les nouveaux Flamands sont moins nombreux à avoir confiance dans l’enseignement (60% contre 71%) et le secteur médical (62% contre 75%).

Les autres sous-groupes

Les jeunes familles semblent davantage voir la vie en rose que le Flamand moyen. Les sondés de ce sous-groupe ont moins l’impression que leur qualité de vie a diminué ces dernières années. Ils sont plus nombreux à être conscients des problèmes de l’environnement et attachent en outre moins d’importance à l’identité flamande. La principale inquiétude des jeunes famille est portée sur leurs enfants et leur avenir.

Cette crainte est également la principale inquiétude des familles monoparentales. Celles-ci sont par ailleurs tourmentées par la crise économique et ont plus souvent peur de perdre leur emploi. Elles ont en outre moins confiance dans les autorités du pays et éprouvent moins de fierté envers la Flandre ou la Belgique.

De leur côté, les célibataires semblent moins préoccupés que la moyenne générale. Globalement, ils sont moins inquiets que le Flamand moyen, et ce, à tous les niveaux, excepté lorsqu’il s’agit d’une éventuelle perte d’emploi ou de l’impossibilité d’acheter une maison.

L’inquiétude est reine au sein du sous-groupe des pensionnés. Face au sentiment d’insécurité, ces derniers sont davantage favorable à une hausse du nombre d’agents de police dans les rues. Les seniors sont également bien plus nombreux à s’inquiéter de la radicalisation de l’islam en Belgique et à avoir peur d’être victime d’un crime. Enfin, les retraités sont plus fiers d’être Flamand que la moyenne générale. La fierté envers la Belgique est toutefois également un rien plus élevée.

Dans le sous-groupe des travailleurs, ceux qui sont employés par une entreprise industrielle sont souvent plus inquiets quant à leur job. Ils sont nombreux à se demander s’ils parviendront à travailler jusqu’à leurs 65 ans et à craindre une perte de leur emploi. Les travailleurs ont en outre moins confiance que la moyenne générale dans l’Union européenne.

Enfin, les indépendants sont pour leur part très négatifs envers les autorités. Seule une minorité des sondés estime qu’elles font bien leur travail. Les indépendants se font toutefois moins de soucis concernant les thèmes sociaux tels que l’enseignement ou les soins de santé. Ils sont aussi généralement moins inquiets face à l’avenir.