Un "effet Angelina Jolie" sur le dépistage du cancer du sein

De plus en plus de femmes se sont rendues à l'hôpital l'année dernière dans le but de vérifier si elles sont porteuses d'un gêne qui accroît le risque de cancer, écrivent vendredi les journaux Het Nieuwsblad et De Standaard qui évoquent une hausse de 40%. Fait marquant : celle-ci est intervenue durant le mois où l’actrice Angelina Jolie a annoncé avoir subi une double mastectomie.

En mai dernier, Angelina Jolie annonçait publiquement avoir subi une double mastectomie pour prévenir un risque très élevé de cancer. L'actrice avait alors révélé être porteuse du gène défectueux BRCA1, lequel accroît le risque de cancer du sein ou de l'ovaire.

D’après le professeur Eric Legius de l’hôpital universitaire de Louvain, la révélation de la comédienne américaine a permis de briser un tabou autour du cancer du sein et de l’amputation mammaire. Il semble qu’elle a également eu pour effet de pousser davantage de femmes à effectuer un contrôle.

En 2012, 400 analyses sanguines avaient été réalisées à l'hôpital universitaire de Gand. Un nombre qui est passé à 600 en 2013. Même tendance au sein de l'hôpital universitaire de Louvain, où le nombre de tests est passé de 570 en 2012 à plus de 900 en 2013.

Ces femmes se sont rendues dans ces hôpitaux afin de savoir si elles sont porteuses des gènes qui accroîent la probabilité d’être touchée par un cancer du sein. "En fait, il s’agit de deux gènes connus, et présents chez tout le monde. Mais si l’un d’eux présente un défaut, le risque de cancer du sein ou des ovaires augmente", explique Bruce Poppe du centre de génétique humaine de Gand.