Des parents font rouvrir l’enquête sur l’accident de Sierre

Quatorze parents d’enfants décédés en Suisse, le 13 mars 2012, dans l’accident du car qui les ramenait en Belgique d’un séjour scolaire de ski ont appointé un bureau d’enquêtes forensiques néerlandais indépendant pour passer en revue l’analyse suisse des causes de l’accident. Leur attention se porte notamment sur le chauffeur du car, qui a percuté à grande allure une paroi du tunnel de Sierre.

Les quatorze parents n'acceptent pas que le procureur suisse, Olivier Elsig, considère l'enquête sur le tragique accident de Sierre (canton du Valais) comme quasiment close. En février dernier, ils ont demandé un devoir d'enquête complémentaire sur le second GSM du chauffeur.

Mais ils vont désormais plus loin. Les 14 parents ont fait appel au bureau d'enquêtes forensiques néerlandais indépendant IFS, qui appartient au top mondial en matière d'expertises ADN et des médicaments. Ils ont écrit ce vendredi une lettre au procureur Elsig, pour lui demander de pouvoir faire une enquête complémentaire indépendante.

L'équipe d'enquête veut effectuer des tests ADN pour évaluer l'influence des médicaments que prenait le chauffeur qui conduisait le car au moment de l’accident.

"Sur base du type de médicaments que le chauffeur ingérait depuis déjà deux ans, je suis presque sure qu'il s'agissait d'un acte de désespoir", affirme Selma Eikelenboom, de l'IFS. "Il a été prouvé scientifiquement que ces médicaments poussent les consommateurs à se suicider, à devenir extrêmement agressif et violent."

Sur les 52 occupants de l’autocar - qui transportait deux classes de 6e primaire des écoles Sint-Lambertus à Heverlee (Brabant flamand) et ‘t Stekske à Lommel (Limbourg) qui venaient de passer une semaine de camp de ski à Saint-Luc dans les Alpes suisses - 28 ont perdu la vie dans l’accident, dont 22 enfants.

Les causes exactes de l'accident n'ont jusqu'ici pu être déterminées par l'enquête suisse.