Une première "prison ouverte" pour femmes à Haren

Des établissements pénitentiaires ouverts pour hommes existent déjà à Hoogstraten (province anversoise) et Ruiselede (Flandre occidentale). Celui pour femmes, prévu dans le district de Bruxelles-Ville, est une première. Il s’insère dans un grand nouveau complexe de prison. Le pavillon réservé aux femmes accueillera dès 2016 une centaine de détenues, indique le journal dominical Het Nieuwsblad op Zondag.

Le complexe pénitentiaire "ouvert" qui verra le jour dans le district bruxellois de Haren, d’ici 2016, sera le premier du genre réservé aux femmes en Belgique. Des établissements pénitentiaires ouverts pour hommes existent déjà à Hoogstraten (province anversoise) et Ruiselede (Flandre occidentale).

"Le bâtiment sera érigé sur le terrain réservé au grand complexe de prison qui est planifié à Haren (photo principale), mais il ne se cachera pas derrière de hauts murs de béton sécurisés", explique Laurent Sempot, le porte-parole de l’administration pénitentiaire, au journal dominical flamand Het Nieuwsblad op Zondag.

Les détenues qui y seront accueillies à partir de 2016 seront bien entendu sélectionnées. "Elles ne pourront, par exemple, pas être considérées comme susceptibles de faire une tentative d’évasion. Mais il est vrai que notre système traditionnel de prisons pour femmes à Bruges et Hasselt n’est pas profitable à toutes les détenues", précise la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD, photo).

"C’est Kafkaïen de mettre tout le monde en prison. Il faut des peines sur mesure. Il faut donc des prisons sous haute surveillance pour certains détenus, mais aussi des régimes semi-ouverts, afin de préparer autant que possible les détenus à un retour dans la société, et pour réduire les risques de récidive", indique encore la ministre.

Village pénitentiaire plus humain

Surnommé "prison-paradis", mais aussi plus ironiquement l'"éléphant de Haren",  le grand projet de prison ouverte à Haren devrait être terminé en 2017 et coûter 330 millions d'euros.

Il accueillera 1.200 détenus dans trois prisons pour hommes et deux pour femmes (dont le pavillon prévu pour 2016). Un centre psychiatrique, une institution pour jeunes et un bâtiment pour l'administration et la détention limitée sont également prévus, tout comme un terrain de football, un autre de basket, des aires de pique-nique et même des jeux pour les enfants des détenus.

Dans un souci de rendre les conditions de détention plus humaines, les barreaux des fenêtres des cellules seront remplacés par un vitrage de haute sécurité.

Le projet suscite néanmoinsdes protestations, notamment en raison de son emplacement et de son coût.