Des Portugais payés 3,4 euros l’heure sur un chantier bruxellois

Lors d’un contrôle effectué sur un chantier près de la gare du Nord à Bruxelles, des inspecteurs du travail ont repéré quinze ouvriers portugais payés plus de 10 euros sous le minimum barémique en Belgique par leur compatriote employeur. Les travailleurs avaient porté plainte dans leur pays d'origine pour non-paiement de salaires.

Les services d'inspection du travail belges et portugais collaborent autour de ce dossier, a indiqué dans un communiqué la ministre de l'Emploi, Monica De Coninck (SP.A, photo).

Au cours d'une visite de travail de trois jours, l'inspection du travail en Belgique a reçu des renforts de collègues lettons, lituaniens, néerlandais, polonais, espagnols et portugais. Ensemble, les inspecteurs ont mené une vaste action de contrôle contre le dumping social.

Au cours de celle-ci, neuf entreprises néerlandaises ont été recensées, outre onze employeurs belges, sept indépendants polonais et une société portugaise comptant quinze travailleurs détachés.

Plusieurs infractions ont été constatées comme la non-mention du chantier, ou l'absence d'attestations de détachement. Les salaires minimums des travailleurs polonais répondaient au minimum barémique en Belgique, mais pas ceux des portugais. Ils gagnaient en effet 3,4 euros de l’heure de travail, soit plus de 10 euros sous le minimum barémique de 14,23 euros d’application dans notre pays.