Di Rupo : "Le confédéralisme de la N-VA, est l’antichambre du séparatisme"

Le Premier ministre Elio Di Rupo répondait en direct cette après-midi aux questions posées par les utilisateurs de Twitter. Il a notamment abordé ses priorités pour le prochain gouvernement et des plans de la N-VA. Mais on a aussi appris que le Premier ministre ne possédait pas d’animaux de compagnie et qu’enfant, il voulait devenir facteur.

Le Chat Twitter du Premier ministre a débuté peu après 12h, ce jeudi. Le coup d’envoi a été une photo d’Elio Di Rupo derrière son ordinateur avec ces mots : "Je suis prêt à répondre à vos questions. Allons-y !".

La session aura rencontré un grand succès et le Premier ministre n’aura pas eu le temps de répondre à toutes les questions posées.

Il a abordé ses priorités et ses projets pour l’après 25 mai. Pour Elio Di Rupo "la lutte contre la précarité des enfants et une politique en faveur d’une fiscalité plus juste constituent les domaines prioritaires pour lesquels il veut agir".

Le Premier ministre a répété qu’il était partisan d’une circonscription fédérale et a plaidé pour le maintien de l’index. Il estime aussi que pour certaines professions pénibles il faut prévoir une exception pour l’âge de la pension.

Enfin, à la question de savoir si "le confédéralisme de la N-VA était le faux nez de l’indépendance?" Le Premier ministre a répondu que "le confédéralisme de la N-VA, était l’antichambre du séparatisme, qui serait préjudiciable à tous les citoyens de notre pays".

Di Rupo met en garde les électeurs du PTB

"Chaque voix qui manquera au PS est une voix qui ouvre une route à la droite", a affirmé jeudi matin le Premier ministre Elio Di Rupo au cours de l'émission radiophonique Matin Première (RTBF), alors qu'il était interrogé sur la montée du PTB dans les sondages.
Face au parti de gauche radicale, désormais crédité de 7 à 8% d'intentions de vote, M. Di Rupo a appelé à voter utile. "Je peux comprendre, des analyses peuvent être faites, mais quand on doit voter, c'est pour cinq ans. On doit voter PS si on est progressiste", a-t-il dit. "Réfléchissez avant de poser l'acte", a-t-il ajouté à l'adresse des électeurs.

Le Premier ministre a une nouvelle fois défendu son bilan et répété que son gouvernement avait stabilisé le pays. Selon lui, seul le PS est à même de "faire front aux séparatistes", contrairement au MR qui, selon lui, "fait des mamours à la N-VA".

Le MR a réagi dans un communiqué en pointant le "vrai danger", celui, "de conserver le système du tout PS".

Le président du MR Charles Michel et le vice-premier ministre Didier Reynders sont d'avis que le résultat du "tout PS" ce sont 260.000 demandeurs d'emploi en Wallonie et près de 100.000 à Bruxelles.

L'ex-ministre des Finances Didier Reynders pointe également, avec son président de parti, un "record de fiscalité plus lourde sur le travail et les PME en Europe".

Pour le MR, le PS partage avec la N-VA les raisons du blocage institutionnel en 2010. Les réformateurs disent craindre que ce scénario ne se reproduise. A cette fin, il confirme qu'il s'oppose à ce que l'article 195 de la Constitution (qui permet de modifier l'ensemble du texte) soit retenu dans la liste des articles soumis à révision. Evoquant "l'ambiguïté actuelle" du PS à cet égard, le MR assure qu'il "continuera à s'y opposer".