Règles plus strictes pour les transports de fonds

Afin de renforcer la lutte contre la fraude fiscale et financière, les transporteurs de fonds vont être soumis à des règles plus contraignantes. Ils devront ainsi notamment signaler des cargaisons suspectes à la Cellule de traitement des informations financières (CTIF), aussi appelée cellule anti-blanchiment. L’information est rapportée par le quotidien De Tijd.

Tout comme les banques et les bureaux de change, les transporteurs de fonds sont obligés, depuis plusieurs années, de signaler des transactions suspectes. Mais depuis 2005, la Cellule ce traitement des informations financières (CTIF) n'a reçu que deux signalements pour tout le secteur.

Un nouveau règlement, émanant de la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet (CDH), devrait changer la situation. Il énumère en effet toutes les situations dans lesquelles les transporteurs de fonds doivent prévenir la Cellule anti-blanchiment.

Par exemple dans le cas où un client n'est pas en mesure de donner une description précise des biens et de leur valeur, ou que la valeur donnée à la cargaison ne semble pas correspondre à la réalité. Des cargaisons suspectes devront donc être signalées à la CTIF.

"Nous allons certainement recevoir davantage de signalements de blanchiment de ce secteur", estime le directeur de la CTIF Jean-Claude Delepière. "C’est nécessaire si l'on ne veut pas que notre pays soit pointé du doigt."

Les sociétés de transport de fonds disposent de deux mois pour adapter leur personnel aux nouvelles règles. Quant aux clients des firmes de transport de fonds, ils devront remplir une liste de questions supplémentaire.