Un passeport radiologique suivra les patients

Les hôpitaux universitaires vont conserver les données sur le nombre de radiographies qu’ont subi les patients. Ils veulent ainsi éviter que ces patients ne soient soumis à des examens semblables et répétitifs sur un bref laps de temps, indiquent les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.
AP2009

Chaque année, les médecins prescrivent nombre d’examens qui nécessitent l’utilisation de rayons radioactifs - comme les radiographies, les mammographies et les scanners CT. Ces examens présentent néanmoins un désavantage : les rayons x peuvent occasionner des dommages à l’ADN des cellules.

Or ces dommages peuvent engendrer des cancers des décennies plus tard. Le risque de développer un cancer augmente avec chaque examen radiologique.
 

Jusqu’à présent, on n’avait encore jamais enregistré en Belgique la quantité de rayonnements à laquelle un patient a déjà été exposé. Mais cela va changer. Les hôpitaux universitaires et plusieurs grandes cliniques privées vont bientôt conserver pour chaque patient un « passeport radiologique ».

Il comprendra des informations sur les examens radiologiques déjà subis par un patient, mais aussi sur les doses reçues et le niveau d’exposition aux rayons. Pour chaque analyse en imagerie médicale, une exposition maximale aux rayons sera prescrite.

Il est important que les hôpitaux conservent cette information et puissent se la communiquer à terme, indique Paul Parizel, chef du service de radiologie à l’hôpital universitaire d’Anvers (photo). « C’est le but que nous visons, afin que l’histoire médicale d’un patient devienne transparente. Le but est aussi d’éviter que les patients soient exposés à des examens répétitifs, à court terme ».