"Nous ne faisons pas le choix du populisme"

Le CD&V tenait son congrès électoral à Bruges. Les ténors chrétiens-démocrates flamands ont déclaré qu’ils ne voulaient pas se résigner devant les résultats des sondages. La présidente du congrès, la ministre Hilde Crevits a déclaré que le véritable sondage sera celui du 25 mai. "Ceux qui veulent réduire notre parti à une remorque, se trompent terriblement".

"En qui avez-vous confiance pour gérer vos pensions ? Qui vous offre la meilleure garantie pour un emploi et un salaire pour tous ? C’est le CD&V" a déclaré Hilde Crevits. "Nous sommes nécessaires".

De son côté Wouter Beke (photo) a déclaré que son parti était le seul véritable parti populaire ayant une expérience dans la gestion et doté d’un programme réaliste et efficace. Il a aussi appelé les électeurs à voter pour le CD&V pour permettre au très populaire ministre-président Kris Peeters de rester à son poste. "L’électeur qui veut Kris comme ministre-président devra voter pour le CD&V".

"Nous ne faisons pas le choix du populisme"

De son côté Kris Peeters a promis une approche différente que celle de la N-VA. "Notre programme n’est pas conçu pour faire mal à la population. C’est la différence entre le CD&V et les autres partis.
"Nous ne faisons pas le choix du populisme" a ajouté Peeters.

"Ni celui de la démagogie de la peur. Ni celui d’une attaque frontale sur les plus faibles. Ni celui d’un changement brutal. Parce que cela ne finira que par nous affaiblir".

Le ministre-président s'est insurgé avec vigueur contre certaines propositions de la N-VA telles que la suppression de l'indexation automatique des salaires et de l'allocation d'attente, et la limitation des allocations de chômage dans le temps.

"Le seul apport de telles mesures, c'est de pousser les gens dans la misère", estime-t-il.

Et l'homme fort du CD&V de déplorer que le premier parti de Flandre n'évoque nulle part dans son programme la question des bâtiments scolaires et celle de la mobilité et que ce même parti n'indique pas quel est, selon lui, le chemin que doit prendre l'industrie dans notre pays ou ne débloque pas un euro pour se débarrasser des listes d'attente dont souffre le secteur des soins de santé dans le nord du pays.

"Nous épargnons là où c’est possible de le faire et nous investissons là où il le faut", a encore déclaré Kris Peeters, s'appuyant sur le programme "3D" (pour "Duidelijkheid, Duurzaamheid en Doelgerichtheid", ou "Clarté, Durabilité, Ciblage") de son parti.

Les chrétiens-démocrates flamands n'entendent pas pour autant laisser la place au statu quo, ont-ils assuré.

L'expérience est le mot-clé du CD&V. "Oui, nous l'avons déjà démontré. Et oui, nous le démontrerons à nouveau", a claironné le ministre-président flamand.

"Nous, chrétiens-démocrates, avons fait de notre pays - de la Flandre et de la Belgique, de l'Europe et de nos administrations locales- ce qu'il est aujourd'hui: l'un des endroits les plus prospères de la planète", a renchéri le président du parti Wouter Beke.

L'ancien Premier ministre Jean-Luc Dehaene et le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, étaient eux aussi présents samedi matin à Bruges.