Le Bourla parmi les sites culturels les plus menacés

La machinerie en bois du théâtre anversois Bourla (photo) - un édifice de style néoclassique datant de 1834 - fait partie des 7 sites culturels les plus menacés en Europe. C’est ce qu’a déclaré la fédération Europa Nostra, qui œuvre à la sauvegarde du patrimoine culturel et naturel européen, lors d’un congrès à Vienne dédié à la préservation du patrimoine. Les six autres sites se trouvent en Grèce, en Italie, au Portugal, en Roumanie, en Russie et en Serbie.

D'après la fédération Europa Nostra - fondée en 1963 et ancrée à La Haye, aux Pays-Bas -, le Bourla est l'un des seuls théâtres en Europe où des représentations théâtrales et des opéras du 19e siècle peuvent encore se jouer dans leur cadre authentique.

Une importante rénovation du théâtre avait eu lieu en 1993, lorsqu'Anvers était Capitale européenne de la culture. Une structure métallique avait alors été ajoutée à la machinerie en bois, afin de pouvoir accueillir des représentations tant classiques que modernes. Il est maintenant question de nouveaux travaux, au cours desquels une partie de la machinerie classique serait démantelée.

Le projet des sept sites les plus menacés lancé par Europa Nostra se fait sur une base annuelle, et en est à sa deuxième édition. Tant les autorités que des organisations privées peuvent nominer des sites patrimoniaux qui ont une valeur culturelle et historique exceptionnelle, et dont l'existence est menacée.

Les six autres sites sont les quartiers historiques de Dolcho et Apozari à Kastoria (Grèce), la citadelle d'Alessandria (Italie), les carillons du palais national de Mafra (Portugal), les églises en bois du sud de la Transylvanie et du nord de l'Olténie (Roumanie), les logements sociaux de la "rangée multicolore" de Tchernyakhovsk (Russie) et la synagogue de Subotica (Serbie).

La fondation Europa Nostra, qui est en partie financée par la Banque européenne d'investissement (BEI), souligne que le but de son projet n'est pas d'allouer elle-même des fonds pour préserver les monuments en question, mais plutôt de créer un effet catalyseur afin d'attirer l'attention sur l’importance de la préservation de ces sites patrimoniaux.