Le Limbourg réclame plus de moyens contre la drogue

Les communes limbourgeoises situées à la frontière avec les Pays-Bas ont fait savoir à la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), qu’elles avaient besoin d’argent et de mesures supplémentaires pour lutter avec des techniques modernes contre la drogue et les plantations de cannabis. Des plantations poussent comme des champignons en Belgique depuis que les "coffeeshops" néerlandais ne peuvent plus vendre de drogue aux étrangers.
BELGA/DESPLENTER

Les bourgmestres des communes limbourgeoises situées à la frontière avec les Pays-Bas souhaitent utiliser des techniques modernes - comme des hélicoptères avec des caméras qui détectent la chaleur ou des drones - pour repérer des plantations de cannabis.

Mais il existe aussi des mesures moins onéreuses pour lutter contre les plantations, comme une meilleure collaboration avec les fournisseurs d’électricité. Ces derniers peuvent signaler une consommation anormalement importante d’électricité à un endroit précis.

Le but est de donner davantage de capacité d’action aux bourgmestres. La ministre Turtelboom (photo) va préparer une proposition de loi supplémentaire, afin de donner davantage de possibilités d’action aux administrations communales, comme par exemple effectuer une enquête de moralité sur d’éventuels locataires. Les bailleurs seraient alors mieux informés et pourraient décider en connaissance de cause s’ils acceptent ou non un candidat locataire.

A l’heure actuelle, il arrive assez fréquemment que des logements en location sont utilisés pour l’installation d’une plantation de cannabis, sans que le propriétaire ne soit au courant de cette activité illégale.

La ministre de la Justice veut aussi étudier les possibilités d’une meilleure collaboration avec les pays voisins que sont l’Allemagne et les Pays-Bas, notamment dans le domaine de l’échange d’informations sur des suspects.