Les régions de Genk et Turnhout zones franches ?

Le gouvernement flamand a demandé ce vendredi au gouvernement fédéral de pouvoir mettre en place des zones d’appui économique, avec un régime fiscal préférentiel aux entreprises, pour les deux régions situées en provinces du Limbourg et d’Anvers. Elles ont été particulièrement touchées par d’importantes restructurations d’entreprises.

La création de deux zones d'appui économique permettrait d'offrir un régime fiscal préférentiel aux entreprises situées dans le Limbourg, dans une grande partie de la province d'Anvers, ainsi que dans le Brabant flamand. Le ministre-président flamand, Kris Peeters (CD&V), espère que ces zones pourront être mises en place "le plus rapidement possible".

Le pacte de relance sur la compétitivité et l'emploi, conclu entre le gouvernement fédéral et les Régions, permet la création de telles zones de soutien. A l'origine de la démarche figure la volonté de relancer l'économie, via un régime fiscal favorable, dans des zones d'activité particulièrement touchées par la crise.

Chaque Région peut proposer quatre zones de soutien. Le gouvernement flamand fait deux propositions: les espaces d'activité autour de Genk (dans le Limbourg) et Turnhout (province anversoise). Genk a connu ces derniers mois 6.054 licenciements, dont 4.264 rien que chez Ford. Turnhout a été touchée par une vague de licenciements collectifs chez Philips (354) et Heinz (157).

En cas de reconnaissance de ces deux zones, le système fiscal préférentiel s'appliquera aux entreprises situées dans un rayon de 40 kilomètres dans la zone sinistrée, soit l'ensemble du Limbourg, une grande partie de la province d'Anvers, ainsi qu'une partie (à l'est) du Brabant flamand.
Les entreprises qui investiront dans ces zones pourront obtenir une exonération de 25% du précompte professionnel pendant deux ans sur tout nouvel engagement. "Cela revient à 5,1% du coût salarial", a indiqué ce vendredi Kris Peeters. Le soutien peut être accordé pendant une période de six ans au maximum.

La proposition sera affinée et le ministre-président flamand espère pouvoir conclure dans la foulée l'accord de coopération avec le fédéral.